L'ANIMAL EN MOI
RUTA JUSIONYTE

Ruta Jusionyte, née en Lituanie, est une sculptrice et peintre dont l’œuvreexplore la condition humaine. Son travail met en scène des formes hybrides mêlant figures humaines etanimales.
L'ANIMAL EN MOI
RUTA JUSIONYTE
Ruta Jusionyte, née en Lituanie, est une sculptrice et peintre dont l’œuvreexplore la condition humaine.Son travail met en scène des formes hybrides mêlant figures humaines etanimales.Installée en France depuis plus de 25 ans, elle aborde les thèmes de l’exil,de l’identité et de la mémoire.Ses œuvres sont exposées en France, en Suisse, en Lituanie et àl’international.L’exposition L’Animal en Moi interroge la relation intime entrel’homme et l’animal.Elle propose une coexistence fondée sur l’émotion, la mémoire et l’équilibre.La frontière entre l’humain et l’animal y est volontairement brouillée.L’animal y apparaît comme alter ego et guide, dans une réflexion antispéciste.Inspirée par Léonard de Vinci et Bruegel l’Ancien, l’artiste mobilise dessymboles universels.Ses œuvres invitent à renouer avec une empathie primordiale envers le vivant.
BLEU
JOHANNA BAUDOU

Les œuvres récentes de Johanna Baudou, peintures et céramiques, composent un paysage intérieur fait de souvenirs, de sensations et de fragments de temps. Son travail en couches, lent et attentif, construit l’image par superpositions, ajouts et retraits, dans une composition épurée et un geste précis.
Avec Bleu, l’artiste explore l’horizon comme un espace mental : la couleur, parfois éclatante, parfois presque absente, devient matière vivante, traversée de silences, d’ombres et de lumière. Ses œuvres ouvrent un espace calme et atemporel, où se tient un équilibre fragile entre présence et absence.
BLEU
JOHANNA BAUDOU
Les œuvres de Johanna Baudou, silencieuses et sensibles, parlent à l’intimeet suggèrent plus qu’elles ne montrent.
Peintures et céramiques récentes composent un paysage intérieur fait desouvenirs, de sensations et de fragments de temps.
Le geste est précis, la composition épurée, chargée d’une tension poétiqueretenue.
Par un travail en couches, lent et attentif, l’artiste construit l’image parsuperpositions, ajouts et retraits.
La couleur intervient strate après strate, parfois éclatante, parfois presqueabsente, toujours habitée.
Avec Bleu, Johanna Baudou explore l’horizon comme un espacemental.
Le bleu devient matière vivante, traversée de silences, d’ombres et de lumière.
La couleur se fait état intérieur, mémoire et passage du temps.
Ses œuvres ouvrent un espace calme, atemporel, propice à la projection
Un équilibre fragile entre présence et absence, où se rencontrent poésie del’espace et de l’être.
MATERNITES
VIDA DENA
BENEDICTE VANDERREYDT

L’exposition « Maternités » explore l’expérience intime et universelle de la maternité à travers les œuvres de deux artistes : Bénédicte Vanderreydt et Vida Dena. Leurs créations offrent un regard profond et nuancé sur les transformations physiques et émotionnelles liées à la maternité, ainsi que sur les questions sociétales qui l’entourent.
MATERNITES
VIDA DENA
BENEDICTE VANDERREYDT
L’exposition « Maternités » explore l’expérience intime et universelle de la maternité à travers les œuvres de deux artistes : Bénédicte Vanderreydt et Vida Dena. Leurs créations offrent un regard profond et nuancé sur les transformations physiques et émotionnelles liées à la maternité, ainsi que sur les questions sociétales qui l’entourent.
Bénédicte Vanderreydt :Bénédicte Vanderreydt est une artiste visuelle belge dont la pratique interdisciplinaire inclut la vidéo, la photographie et l'installation. Diplômée avec distinction de l'IHECS (MA II) à Bruxelles, puis de l'école de théâtre Xavi Gratacos à Barcelone, elle a également approfondi ses connaissances en photographie à l'école des Gobelins à Paris.Dans son projet « Mater Semper (Certa) Est », Bénédicte questionne le rapport entre le corps féminin et la science, explorant comment ces deux pouvoirs coexistent et dialoguent. Elle s’interroge sur la maîtrise et le contrôle exercés par la science sur les forces profondes de la féminité.
À travers des photographies et des installations, elle met en scène des récits féminins intimes, enrichis par les témoignages de spécialistes tels que des gynécologues, des psychologues et des philosophes.Vida Dena :Vida Dena, artiste belgo-iranienne et réalisatrice indépendante, développe un travail artistique mêlant cinéma, dessin et peinture.
Ses créations explorent des thématiques telles que l'identité, la migration et la transformation individuelle et collective.Dans sa série « Mère coupable », Vida Dena partage son expérience personnelle de la grossesse et de la maternité. À travers des dessins et des peintures expressives, elle retrace les dualités et les émotions vécues pendant cette période. Ses œuvres, construites couche par couche avec différents médiums, évoluent des moments douloureux de l'accouchement vers des formes abstraites et colorées, symbolisant la joie de donner naissance.
JE, TU, ILS.
GWENDOLINE HAUSERMANN
.jpg)
"Je, tu, ils" est une exploration des souvenirs, des sensations et des émotions qui émergent du processus créatif. Chaque œuvre naît d'un choc initial, d'une rencontre entre l'artiste et son support. La peinture devient alors un acte de transformation, où les images initiales - photos, dessins, lettres, odeurs, sons - disparaissent pour laisser place à une nouvelle réalité picturale.
Gwendoline Hausermann est une artiste dont le travail se distingue par une approche singulière de la peinture. Elle ne cherche pas à représenter ou à illustrer, mais à créer un espace où l'image et la peinture coexistent dans une relation complexe et mystérieuse.
JE, TU, ILS.
GWENDOLINE HAUSERMANN
La galerie Arielle d'Hauterives est fière de présenter "Je, tu, ils", une exposition solo de Gwendoline Hausermann. À travers cette exposition, elle nous invite à explorer un univers pictural où la représentation cède la place à l'expérience sensorielle et émotionnelle.
À propos de l'artiste :
Gwendoline Hausermann est une artiste dont le travail se distingue par une approche singulière de la peinture. Elle ne cherche pas à représenter ou à illustrer, mais à créer un espace où l'image et la peinture coexistent dans une relation complexe et mystérieuse.
L'exposition :
"Je, tu, ils" est une exploration des souvenirs, des sensations et des émotions qui émergent du processus créatif. Chaque œuvre naît d'un choc initial, d'une rencontre entre l'artiste et son support. La peinture devient alors un acte de transformation, où les images initiales - photos, dessins, lettres, odeurs, sons - disparaissent pour laisser place à une nouvelle réalité picturale.
Le processus créatif :
Pour Gwendoline Hausermann, la peinture est un processus vivant, un échange imprévisible entre le corps et la toile. Les ratés, les erreurs et l'inattendu jouent un rôle central dans son travail. Ils deviennent des éléments constitutifs de l'identité de chaque œuvre, contribuant à une mythologie personnelle faite de souvenirs accumulés et désarticulés.
Une collection de souvenirs :
L'artiste se décrit comme une collectionneuse de souvenirs. Elle assemble, divise et crée des ensembles à partir de fragments trouvés au hasard. Ces souvenirs, bien que non personnels, définissent une mythologie propre à sa peinture. Ils sont des êtres imaginaires, des instants imprécis, des paysages aux contours flous, qui trouvent leur cohérence dans l'acte même de peindre.
La faille comme ouverture :
Dans cette exposition, Gwendoline Hausermann explore la notion de faille comme une ouverture vers l'inconnu. Les erreurs et les ratés ne sont pas des obstacles mais des opportunités. Ils permettent de désarticuler les souvenirs et de créer de nouvelles connexions, de nouvelles histoires.
UN JOUR, JE SERAI GRANDE?
JACQUELINE DEVREUX

De la multitude et la diversité des enfances, Jacqueline Devreux nous livre des instantanés, une amplification de ses souvenirs d’enfance combinée à son imaginaire fertile. Comme depuis déjà quelques années, le bleu s’impose en une ligne de tension qui rassemble ici des figures d’enfants. Mais pas seulement… au-delà des ambiances brouillées, lumineuses, fleuries, les masques se re-dessinent et anticipent l’avenir, les formes et la densité de l’adulte en devenir, qui surgit et s’impose avec son propre lot d’expériences, de joies, de souffrances ou d’indifférence au monde existant.
UN JOUR, JE SERAI GRANDE?
JACQUELINE DEVREUX
De la multitude et la diversité des enfances, Jacqueline Devreux nous livre des instantanés, une amplification de ses souvenirs d’enfance combinée à son imaginaire fertile. Comme depuis déjà quelques années, le bleu s’impose en une ligne de tension qui rassemble ici des figures d’enfants. Mais pas seulement… au-delà des ambiances brouillées, lumineuses, fleuries, les masques se re-dessinent et anticipent l’avenir, les formes et la densité de l’adulte en devenir, qui surgit et s’impose avec son propre lot d’expériences, de joies, de souffrances ou d’indifférence au monde existant.
Les poupées, effigies ou statuettes répondent aux tableaux et interrogent la complexité des rapports de l’enfant à l’adulte ; des mères portent leurs enfants qui, un jour ou l’autre, s’émanciperont et noueront d’autres relations à leur milieu et leur environnement. Notamment, en suivant les figures animalières, en un compagnonnage et une danse de la vie.
Les dessins disent - encore autrement- la complexité des expressions enfantines et la déflagration de leur présence aux mondes.
OCEANA
Valerie Alter - Brigit Ber - Victoria Calleja
Antonia Donate - Corine Lescop - Irène Philips

Cette exposition vise à mettre en lumière la biodiversité et les paysages marins, tout en permettant à chaque artiste d'exprimer sa vision unique des mondes aquatiques à travers divers médiums artistiques.
OCEANA
Valerie Alter - Brigit Ber - Victoria Calleja
Antonia Donate - Corine Lescop - Irène Philips
SENSUALITE
CORINE LESCOP

L'exposition intitulée "Sensualité" met en lumière plusieurs de ses œuvres majeures, caractérisées par leur délicate volupté et leur profonde sensibilité.
SENSUALITE
CORINE LESCOP
Corine Lescop est une artiste peintre française, elle travaille en Belgique. Son parcours artistique a été enrichi par plusieurs résidences en Chine et au Japon, ce qui a profondément influencé sa pratique artistique, notamment par les peintures d'Extrême-Orient et les estampes japonaises Ukiyo-e et les Shunga. Cette influence transparaît aussi dans ses calligraphies.
Corine Lescop se distingue également par l'utilisation habile des feuilles d'or et d'argent dans ses œuvres, conférant ainsi une aura aux corps qu'elle représente. Ses créations ont été exposées dans divers musées chinois et font partie de collections privées à travers le monde.
LA ROBE ROUGE
HELENE PICARD

A la manière de Doris Lessing qui retrace les états multiples de son héroïne Anna dans des carnets de différentes couleurs, cette exposition propose de découvrir ici les carnets d’une robe rouge, ce qu’elle abrite, ce qu’elle dégage, ses multiples facettes.
LA ROBE ROUGE
HELENE PICARD
Un vêtement évoque des récits, des présences, des humeurs.
Une robe c’est à mi-chemin entre le manteau et la chemise, elle recouvre et protège, mais elle habille surtout, enveloppant le corps, ondulant avec lui.
Une robe rouge, c’est la couleur qui l’emporte, tellement son intensité nous saisit l’œil. On ne peut y rester indifférent. Les histoires se chevauchent, les sentiments hurlent, il y a ici du courage, du danger, de la sensualité, du vivant certainement.
A la manière de Doris Lessing qui retrace les états multiples de son héroïne Anna dans des carnets de différentes couleurs, cette exposition propose de découvrir ici les carnets d’une robe rouge, ce qu’elle abrite, ce qu’elle dégage, ses multiples facettes.
Autour d’elle, oscillant entre puissance et fragilité, protection et dévoilement, ardeur et présence mystérieuse, les peintures, broderies, pièces textiles et aquarelles, concourent à nous révéler les pouvoirs du vêtement, de cette robe rouge suspendue dans l’espace, flottante et hiératique.
TOUCH OF THE AIR
YUKO NAKAYA

Cette exposition rassemble des œuvres qui cherchent à représenter l’air, élément invisible mais concret, devenu particulièrement perceptible après des années de distance et de protection. En tentant de dessiner l’invisible, l’artiste explore la texture de l’air et ce qu’il signifie, à la fois ce qui nous relie et ce qui peut nous séparer.
TOUCH OF THE AIR
YUKO NAKAYA
Presque trois années de catastrophes nous ont laissés isolés et divisés. Pendant cette période, j’ai pris conscience de l’existence de l’air entre nous, dont j’avais connaissance en théorie mais que je ne percevais pas par les sens, et j’ai compris que cet air remplissait l’espace entre nous.
Au cours des trois dernières années, nous avons porté un filtre, un masque, pour éviter d’inhaler les petites gouttelettes qui flottent dans l’air. C’est pour notre propre protection et celle des autres. Mais cela a sûrement aussi séparé nos cœurs les uns des autres.
Je suis aujourd’hui de plus en plus reconnaissante de respirer le même air. Cette exposition se compose d’œuvres qui représentent l’air.
Cette chose invisible appelée « air » existe de manière concrète. Cela peut être une peinture abstraite, mais elle représente quelque chose de très concret.
Dessiner l’invisible. Je veux exprimer la texture de l’air.
MATER SEMPER (CERTA) EST
BENEDICTE VANDERREYDT

Une exploration filmique, photographique et multimédia autour du travail de Bénédicte Vanderreydt.
FLOWER POWER
CORINE LESCOP - YOLA MINATCHY

L’exposition Flower Power revisite le motif de la fleur à la lumière de son héritage symbolique et de notre époque. Emblème de non-violence et de renouveau dans les années soixante, la fleur devient ici un prisme à travers lequel les artistes interrogent les crises écologiques et les tensions contemporaines. Sujet classique de l’histoire de l’art, elle se charge d’une dimension politique et sensible. Entre fragilité et résistance, les œuvres proposent une vision ouverte, inclusive, où la nature n’est plus simple décor mais partenaire essentiel de l’avenir. La fleur, porteuse d’enchantement, devient aussi un signal, un appel à repenser notre coexistence avec le vivant.
FLOWER POWER
CORINE LESCOP - YOLA MINATCHY
Flower Power ( litt. « La puissance / le pouvoir des fleurs » en anglais) était un slogan utilisé par les hippies durant les années 1960 et 1970. La fleur était un des symboles de leur idéologie non violente.
L’expression « Le pouvoir des fleurs » trouve son origine dans « The Summer of love », un rassemblement libre en opposition à la guerre et à la violence, qui se déroule en 1967 à San Francisco.
L’exposition « Flower power » interroge la peinture de fleur, sujet fréquent dans l’art, à travers le prisme de cette période de crise écologique et de guerre . Les artistes envisagent un avenir plus inclusif pour toutes les formes de vie et offrent une solution aux problèmes à venir.
Symbole de renouveau, les fleurs enchantent …
NO LAND
GWENDOLINE HÄUSERMANN - OLIVIA VAN DURME

Cette exposition réunit deux démarches où mémoire, matière et transformation occupent le premier plan. Gwendoline Hausermann travaille la peinture comme une archéologie intime, accumulant les couches, les effacements et les retours en arrière. Sa série NO LAND oscille entre abstraction et figuration, dans une vibration proche du rêve, où l’image reste volontairement instable, striée, accidentée, toujours en suspension. Olivia van Durme, sculptrice autodidacte, assemble métal, bois, plexiglas et éléments trouvés pour créer des œuvres souvent cinétiques, activées par le spectateur. À partir de rebuts ou de fragments du réel, elle construit un univers ludique et équilibré, où le mouvement devient un langage et où l’harmonie naît d’une interaction directe avec l’objet.
NO LAND
GWENDOLINE HÄUSERMANN - OLIVIA VAN DURME
L’œuvre de Gwendoline Häusermann se lit comme une suite sur la mémoire et son effacement, une troublante suspension des temps. Elle accumule les couches de souvenirs sédimentés et pas là même, invente une écriture personnelle. C’est une démarche archéologique, les secrets affleurent.
Gwendoline Häussermann est une collectionneuse de souvenirs, essentiellement photographiques.
La série NO LAND oscille entre parties très abstraites et d’autres plus figuratives. Elle joue avec les décalages, les stries et les accidents picturaux. Il est très rare que l’image soit nette. La peinture vibre comme dans un rêve. Par effacement, grattage, retours en arrière se dessine une empreinte lisible, faite d’énigme et de mystère.
Olivia van Durme se définit elle-même comme "artisane-artiste". Elle est autodidacte, dans le mode d'expression qu'elle a choisi: la sculpture.
Le métal, le bois, le plexiglas mais aussi des squelettes d’animaux et des fossiles sont utilisés dans la réalisation des oeuvres. Une pièce de métal récupérée peut constituer le départ d’une sculpture; ce rebut de notre société de consommation, inséré dans un nouveau contexte acquiert une signification différente. Des évènements de l’actualité inspirent également l’artiste.
Les sculptures sont pour la plupart cinétiques : elles offrent une possibilité de mouvement initié par une petite impulsion donnée par le spectateur lui-même. On joue avec ces sculptures-objets. On est dans une interaction entre la créatrice et le spectateur sur un mode ludique. L’harmonie est presqu’une condition ‘sine qua non’ de ce travail tout en jeu d’équilibre et il en résulte une valeur esthétique ajoutée.
PAPIERS, ETC
EXPOSITION COLLECTIVE

Le papier est au cœur de la pratique d’Anne de Bodt et de Maja Polackova, chacune développant un langage singulier à partir de ce médium. Anne de Bodt s’inspire de la poésie et du voyage pour créer des assemblages évoquant des radeaux ou des architectures fragiles, composés de matériaux glanés. Ses œuvres suggèrent des espaces symboliques, entre équilibre précaire et élan vers l’ailleurs. Maja Polackova, guidée par la musique, déploie par le collage des figures découpées qui se multiplient et s’organisent en compositions rythmées. Le mouvement, la répétition et la dynamique visuelle donnent naissance à un univers vibrant, où la forme devient presque partition.
PAPIERS, ETC
EXPOSITION COLLECTIVE
C’est par le medium du papier qu’Anne de Bodt et Maja Polackova expriment leur pratique artistique.
L’exposition regroupe des œuvres qui utilisent plusieurs techniques : le collage chez Maja Polackova et le tissage chez Anne de Bodt.
Anne de Bodt est principalement inspirée par la poésie, entre autre celle de Maeterlinck et par les voyages Cette influence se retrouve dans les assemblages qui s’articulent autour des « Radeaux du Bonheur » et des « Pagodes » fait à partir de matériaux glanés.
Quant à Maja Plolackova, son inspiration vient de la musique. Sa figurine découpée dans des journaux et magazines se déploie et se multiplie pour créer des formes rythmées et dynamiques.
MATERIAL SUBTANCE
VALERIE ALTER

Valérie Alter transforme ses photographies en tableaux photographiques uniques en les imprimant sur des supports variés, puis en les métamorphosant par le jeu des matières, miroirs, bâches et résine. Ses œuvres dialoguent avec l’espace et invitent à une expérience méditative, presque tactile. Dans sa série Pebbles, elle met en avant l’empreinte du temps sur la pierre et le métal, et oppose la temporalité lente des éléments aux événements rapides de nos vies. Les œuvres, différentes selon leur face et leur accrochage, questionnent stabilité et équilibre, tout en faisant résonner le double sens du mot réflexion, phénomène optique et mouvement de la pensée. L’eau, centrale dans sa démarche, affleure partout, dans la matière même.
MATERIAL SUBTANCE
VALERIE ALTER
Depuis quelques années, Valérie Alter imprime ses photographies sur différents supports pour les transformer ensuite en tableaux-photographiques uniques aux formes surprenantes. Une apaisante tendresse se dégage de ses œuvres qui dialoguent avec les espaces et les spectateurs. En constante métamorphose, elles communiquent avec leur environnement.
On s’y plonge, presque littéralement, dans ce monde à la fois méditatif et complexe. Les supports divers tels que les miroirs ou les bâches se retrouvent en dialogue avec la résine. Le jeu des matériaux et leur pouvoir réfléchissant transforment les images prises par l’artiste lors de ses nombreux voyages. Ce sont justement ces photographies qui constituent le « fondement » de la démarche de Valérie et se concentrent sur les éléments en pleine transformation, capturés à un moment précis, marqués par leur histoire, ainsi qu’un « vécu » qui ne peut se lire qu’à travers des traces laissées sur la matière.
Dans sa dernière série intitulée Pebbles, l’artiste cherche à mettre en avant les changements naturels de la pierre ou du métal provoqués par les éléments naturels. L’empreinte du temps devient ici une expression d’un « temps long » en opposition à l’ « histoire événementielle » si caractéristique de notre condition humaine. Faisant l’écho aux « différents temps de l’historie », un concept développé par l’historien français Fernand Braudel, Valérie nous invite à nous détacher des tourbillons, des événements courts et fugaces que nous vivions pour les voir différemment. C’est une rencontre entre la temporalité douce — celle d’une pierre polie par les courants marins ou du métal changeant sous l’action des éléments naturels — et notre histoire personnelle.
Dans ses sculptures, elle recherche à reconstituer des associations de galets qui dans le monde naturel ne sont jamais fixes. De même manière ses œuvres sont diffèrent de chaque côté et peuvent être installées de façon différente. Sa dernière série se caractérise également par le passage de la forme circulaire, omniprésente dans Les Réflexions, aux dix formes inspirées directement du monde naturel. En s’appuyant sur un vocabulaire restreint, l’artiste continue ses recherches sur les agencements structurels dans l’espace et questionne les notions de la stabilité et de l’équilibre.
Le miroir et la résine continuent à relier les séries, et permettent de renforcer la dualité sémantique du mot « réflexion ». Celle-ci se matérialise en tant que phénomène physique observé sur la surface du miroir, mais signifie également l’action de l'esprit et la pensée qui en résulte. En constante évolution, ses tableaux et ses sculptures gagnent une présence vivante. L’effet liquide et organique que l’artiste donne à la résine lui permet d’évoquer l’eau — élément central dans son travail. Le jeu de textures permet aussi d’instaurer un rapport tactile entre les œuvres et les spectateurs, invités par l’artiste à toucher à « la stabilité de l’eau » et par la même à se reconnecter à l’instant présent, tout en voyageant dans le miroir.
AFFORDABLE ART FAIR 2021
EXPOSITION COLLECTIVE

La galerie présente une exposition collective à l’Affordable Art Fair 2021 avec Anne de Bodt, Antonia Donate, Flore et Cécilia Shishan.
ICI
RUTA JUSIONYTE

Depuis 2014, des œuvres de Ruta Jusionyte sont présentées en permanence à la galerie. Née en Lituanie et vivant à Paris, l’artiste déploie un univers proche du rêve, nourri de contes immémoriaux et d’images archétypales. Par le façonnage du grès, matière liée aux éléments, elle donne à ses figures une présence à la fois sauvage et fragile. Ses sculptures semblent issues d’un geste ancien, comme si elles portaient encore une fonction de protection, de conjuration, de mémoire. Une œuvre intensément poétique, traversée par une force primitive.
ICI
RUTA JUSIONYTE
Des oeuvres de Ruta Jusionyte sont exposées en permanence chez Arielle d’Hauterives depuis 2014.
Ruta Jusionyte, lithuanienne vit à Paris .
Son parcours géographique et artistique à travers l’Europe d’Est en Ouest, nous transporte dans un univers proche du rêve et nous renvoie à des contes immémoriaux, des images archétypales, des épopées d’outre-mondes, des secrets non révélés.
Par le façonnage de la terre cuite (grès), matière par essence proche de la nature et des éléments, Ruta Jusionyte insuffle à ses sculptures une force sauvage et une fragilité diaphane.
Sa pratique fait penser à ces sculpteurs -trices qui créaient des figurines afin de conjurer le sort et les éléments. Les sculptures de Ruta Jusionyte sont «magiques».
LA VIE EN ROSE... ET POURTANT…
CECILIA SHISHAN

L’artiste développe une peinture figurative qui explore l’enfance et l’adolescence comme territoires ambivalents, entre douceur et violence. Couleurs vives, lumières lourdes, matières superposées, chaque œuvre capte un instant suspendu hors du temps, où le drame affleure sans jamais se montrer frontalement. Inspiré par des récits de vies réels transformés en fictions, le travail détourne des scènes ordinaires pour en révéler la fragilité cachée. Sans titres individuels, les œuvres laissent au spectateur la liberté d’y projeter sa propre histoire. À l’image du Kintsugi, ces peintures assument la fracture pour en faire émerger une nouvelle forme de beauté.
LA VIE EN ROSE... ET POURTANT…
CECILIA SHISHAN
Mon travail reste attaché aux récits de vies fictionnels basé sur des faits réels d’enfants mais qui ont grandi avec leur passé trouble. En grandissant les enfants se forgent une image de la réalité du monde qui les entoure, leur vision sera colorée, comme le rose, le rouge, le jaune qui sont les couleurs que j’affectionne particulièrement, comme s’ils portaient des lunettes teintées. Leur expérience de vie singulière les arrache à leur innocence pour les plonger dans la vie emprunte de douceur et de douleur, de joie et de colère, d’amour et de haine.
Je peins et je dépeins des portraits de l’enfance et de l’adolescence avec une certaine violence. La peinture reste mon médium de prédilection pour exprimer et montrer ce qui me touche. Je joue avec les matières, les aplats, la transparence, l’épaisseur, la trace, le geste, les couches fines et lourdes pour dynamiser ma peinture et en faire sortir des émotions pour les communiquer à celui qui observe mon travail afin qu’il soit surpris agréablement ou désagréablement par ce qu’il ressent. J’aimerais qu’il ressente le malaise. J’ai également fait le choix de ne pas mettre de titre sur chaque œuvre, mais un titre global à l’exposition afin de laisser une certaine liberté au regardeur d’interpréter et de s’approprier les œuvres en fonction de sa propre histoire.
J’utilise des scènes de vies quotidiennes et banales, récoltées autours de moi et dans l’actualité, pour les détourner de leur sens originel et symbolique afin de perturber le message et lui en donner un autre sens. Les scènes sont dans une « atemporalité » ou rien n’est montré dans l’action, les évènements se sont déroulés ou vont se dérouler. C’est un arrêt sur image dans le temps de la fragilité d’une vie d’enfant ou d’adolescent.
La lumière et les atmosphères lourdes font parties intégrantes et sont fondamentales de ma recherche artistique. Le parti pris du choix des couleurs a une signification bien précise ainsi que la scénographie et l’accrochage qui ont un sens pensé afin de guider le regard du spectateur et de transmettre mes messages qui montent graduellement en intensité.
?Je m’intéresse à tout ce qui m’entoure que ce soit à travers des livres, de la lecture, de la musique, de la danse, des journaux, des faits divers et de l’histoire de la peinture. Je suis comme une chercheuse qui travaille inlassablement dans mon atelier et expérimente depuis une bonne vingtaine d’années cette recherche, sur la couleur, la lumière, la peinture ainsi que mon propos que je peaufine au fil des ans.
Je m’inscris dans l’actualité et l’histoire de la peinture contemporaine figurative.
Mon travail parle des drames de nos enfants tel des pots cassés et reconstitués, tout comme mes peintures je les déconstruis pour les reconstruire en un nouveau récit, et par analogie comme les pots recollés avec une technique ancienne Japonaise qu’on appelle le « Kintsugi » dont le but est de leur donner une nouvelle vie sublimée par la réparation. Cabossés… certes… mais transformés !
STEAL SOMETHING FROM SOMEONE’S SIGHT BY A SCREEN OBJECT
EXPOSITION COLLECTIVE

Cette exposition collective rassemble Emilie Danchin, Nuria Della Rosa, Hanna Ilczyszyn, Cécilia Shishan et Oxana Taran.
STEAL SOMETHING FROM SOMEONE’S SIGHT BY A SCREEN OBJECT
EXPOSITION COLLECTIVE
DÉCOUVERTES PRINTANIÈRES 2020
EXPOSITION COLLECTIVE

Cette sélection réunit cinq artistes : Hipolythée, Ruta Jusionyte, Pascale Lander, Sibylle Baltser, Mireille Roobaert.
HIVERNALES 2019-2020
EXPOSITION COLLECTIVE

L’exposition collective Hivernales présente trois artistes, Ruta Jusionyte en sculpture, Hipolythée en dessin, et Vasso Tseka invitée, avec peintures et livres.
OUPS ! ÇA PIQUE
EXPOSITION COLLECTIVE

Oups ça pique réunit Iris Fossier et LOrka autour d’un même goût du décalage et d’une précision sensible. Iris Fossier présente des œuvres sur papier, portées par une palette volontairement restreinte, où sobriété et combinaisons infinies se répondent. Dessin et sculpture s’y nourrissent mutuellement, dans une recherche patiente et apaisée. Figure récurrente, le cheval devient pour l’artiste un point d’appui, un passage entre l’atelier et le dehors, entre besoin d’espace et contrainte du format. LOrka, quant à elle, chasse l’humain dans la jungle urbaine, le photographie, le découpe, l’épingle, le classe, comme un entomologiste de nos villes. Entre jeu d’échelle et multiplication, son travail questionne la place de l’individu et la possible disparition de l’humanité derrière le bruit des cités.
OUPS ! ÇA PIQUE
EXPOSITION COLLECTIVE
« Oups! ça pique » présente les oeuvres récentes d’Iris Fossier et de LOrka.
Les œuvres d’ Iris fossier sont en papiers : noir, blanc, vert ou gris.. une palette restreinte donc qui offre à l’artiste un résultat sobre et efficace, aux combinaisons infinies.Iris Fossier, alterne depuis près de quinze ans, dessin et sculpture. L’un et l’autre se consolidant mutuellement. Une œuvre singulière qui se construit petit à petit, avec cette incertitude : que cherche l’artiste ? vers où va-t-il ?
Un regard rétrospectif sur le travail de ces dernières années, fait ressortir une constante : le cheval. Qui est-il et que nous dit-il de l’œuvre d’Iris Fossier ?
« Le cheval que j’utilisais pour ses formes et les dynamiques qu’il provoque dans la construction du tableau, s’avère être, au fil du temps, bien plus que cela. Le cheval intervient comme un trait d’union entre la vie et moi. Une passerelle entre l’extrême en dedans (le travail à l’atelier) et l’extrême en dehors. J’ai beaucoup voyagé, pour connaître des sensations que ne me donnait pas le travail à l’atelier. Depuis quelques mois, il me semble que je suis rassasiée de voyages et que j’aime me poser. Prendre le temps de construire un tableau, de le défaire et le refaire. Un travail de patience, de résilience même.. »
« A propos du cheval, je ne peux pas m’empêcher de le dessiner, de le rêver… j’ai besoin de lui pour commencer quelque chose… c’est autour de lui que tout s’articule et devient vivant. Quand on démarre un tableau, la surface impeccable de la toile est très pesante : quatre angles droits c’est beaucoup.. il y a aussi cette contrainte du format. Quand je commence, c’est toujours trop petit. Pour moi un tableau est réussi quand ce qui est représenté fonctionne avec son format. Au début, quand tu « babulles » une idée, qu’elle est là, qu’elle ne demande qu’à partir, tu as besoin de repères. A ce moment-là, la toile est trop lisse et sans accroches. pour escalader la montagne, tu as besoin de points d’appuis, de quelque chose pour avancer ou même reculer : surtout, ne pas rester sur place ! Il faut quelque chose sur lequel s’accrocher. L’espace de la toile, pour m’y sentir bien, j’ai besoin du cheval. C’est sur lui que je m’appuie, à partir de lui que l’aventure commence. »
Iris Fossier utilise ce va et vient entre dessin et sculpture justement pour cette raison d’espace contraint et forcé du tableau. Son approche de la sculpture est à l’exact opposé : « Je démarre avec une base à partir de laquelle j’étire les formes.
En dessin ou en peinture, ce sont les bords qui m’imposent un repli à l’intérieur des terres. En sculpture c’est l’inverse. C’est pour ça que j’ai besoin des deux. »
« Le travail pour les céramiques papier a commencé avec l’idée d’avoir de grands bouquets chez moi. De les semer dans l’espace de la maison et d’avoir des fleurs toute l’année. Rapidement, ce qui m’a intéressé, c’est de sortir de la forme de départ ; le « pot ». Et de développer les « hanses » ! C’est vite devenu des cactus puis des feuillages ou quelque chose comme ça et pour finir, des nuages.. et de nuages en nuages, les fumeroles, le volcan, le mont Etna, Stromboli.. je travaille souvent avec des rêves, des envies d’être ailleurs, et c’est mon impossibilité d’y être, ma frustration, qui provoque chez moi le désir de faire. »
La galerie Arielle d’Hauterives, qui suit l’artiste depuis près de dix ans, montre aujourd’hui un travail apaisé, marqué par le profond désir de savourer un savoir-faire. Au-delà du calme et de la présence rassurante qui se dégage de chaque pièce, ressort une immense sobriété, un épanouissement de la matière.
Il y a un peu de tout cela dans les dernières œuvres d’Iris Fossier : un apaisement enfin trouvé. Et c’est contagieux !
Corneille de Lyon
Sapiens (LORKA)
Chasser dans la jungle urbaine, croiser, laisser passer, photographier, encrer, découper, installer, épingler, étiqueter les passants. Comme une espèce en voie de disparition : l’humain !
LOrka aime changer d’échelle : le grand rétrécit , le minuscule s’agglutine et devient multitude qui se déploie à l’infini . La dimension est un choix et l’échelle une illusion. Tout dépend du bout de la lorgnette utilisé. Rien ne conduit nulle part, ou tout conduit à tout, simple question de point de vue. Tout comme l’entomologiste épingle les choses mortes, elle voit la vie dans l’épingle même, et fait que celle –ci donne du mouvement, crée des directions, parodie ou ressuscite la vie et ses pulsations.
LOrka pourchasse l’Humanité avec mon appareil photo, elle s’en nourrit, en fait une matière première, un médium . Petits humains simples, fragiles, menus, tous différents donc tous semblables…
Nous avons bien tous une place dans ses boites. Et si pas nous, du moins nos images, nos ombres, nos reflets, ou l’ombre même de ces ombres figées dans le temps, flottant dans les airs sans se poser nulle part.
L’Humain grouille partout, comme dans une fourmilière. Mais l’Humanité, dans nos Cités d’Orgueil de verre et d’acier, ne serait –elle pas en voie de disparition, sans aucun endroit ou se réfugier ?
Si c’est le cas, son image sera épinglée dans une boite d’entomologiste
PAYSAGES INTÉRIEURS – INNER LANDSCAPES
EXPOSITION COLLECTIVE

Cette exposition réunit plusieurs artistes autour d’une idée simple, le paysage comme miroir d’un monde intérieur. Ici, représenter un lieu n’est jamais seulement décrire un décor, mais traduire un état d’âme, une vision personnelle, une manière d’habiter le réel. Plasticiennes, dessinatrices, peintres et photographes révèlent chacune un paysage intime, parfois apaisé, parfois traversé de tensions, où l’espace devient langage. Une traversée sensible, faite de résonances et de perceptions, qui invite le regard à ralentir et à écouter ce qui se dit derrière les formes.
PAYSAGES INTÉRIEURS – INNER LANDSCAPES
EXPOSITION COLLECTIVE
Le choix de représenter un paysage n’est pas un acte gratuit. Le paysage n’est pas seulement la reproduction d’un lieu mais à travers le regard de l’artiste , il exprime son monde intérieur, sa vision personnelle, sa transposition d’un état d’âme.
Cette exposition présente le travail de plusieurs artistes, plasticiennes, dessinatrices, peintres et photographes qui chacune à sa manière révèle son paysage intérieur.
DIALOGUE / MIREILLE ROOBAERT X DENIS MEYERS
EXPOSITION COLLECTIVE

Cette exposition naît d’un dialogue entre photographie et typographie, mémoire et disparition. Mireille Roobaert capte l’intervention monumentale de Denis Meyers, des milliers de mots graffés dans l’ancien bâtiment Solvay voué à la destruction, pour en préserver la trace. À travers anamorphoses, panoramiques et œuvres rétro éclairées, le geste photographique transforme l’éphémère en archive sensible. Les images, réinterprétées à quatre mains, prolongent la vie d’un lieu disparu. Remember Souvenir explore le paradoxe entre ruine et permanence, entre cri inscrit dans la matière et mémoire reconstruite par le regard.
DIALOGUE / MIREILLE ROOBAERT X DENIS MEYERS
EXPOSITION COLLECTIVE
Cette exposition de photos-témoignages révèle à la fois le fruit d’une collaboration et d’une co-création entre Mireille Roobaert et Denis Meyers. C’est le dialogue imagé d’une photographe et d’un typographe.
Travail de mémoire vive, l’exposition fait le lien entre les mots graffés sur la pierre comme un cri éphémère, et le don de Mireille Roobaert pour les photographies d’architecture. Des 25.000 m² d’espoir et de spleen tagués par Denis en dix-huit mois sur les murs de l’ancien bâtiment Solvay destiné à être détruit, Mireille a conçu des anamorphoses, photos panoramiques prises à 360° et restituées à plat. Ces images sont ensuite devenues des œuvres monumentales, ou des light box rétro-éclairées, au cadre dessiné puis graffé par Denis, chacune en exemplaire unique.
A l’Hôtel Jam à Bruxelles, une œuvre de 4,50 mètres, qu’ils ont créée et signée à deux, est exposée au troisième étage.
L’exposition issue du projet global Remember/Souvenir sera produite dans la galerie d’Arielle d’Hauterives, dans la Tour Upsite, au même moment et à deux pas de la foire internationale Art Brussels. Cette expression de graffitis, née dans une maison en ruine, a été précédemment interprétée par 18 photographes, à travers leurs 18 regards. Depuis, le bâtiment Solvay a été rasé, mais reste de cette œuvre magistrale de Denis Meyers un livre collector, imprimé pour durer.
La rencontre entre les univers graphiques de Mireille et Denis s’est d’abord produite sans leurs protagonistes. Un jour, la photographe a vu passer une annonce d’Arkadia offrant une visite officielle du bâtiment recouvert de phrases courtes sorties des tripes de l’artiste. Elle s’y est rendue par curiosité, sans s’attendre à se trouver à ce point bouleversée par les mots mis en formes, et par l’ampleur du projet répandu sous ses yeux. « C’est rare et précieux, de voir grand, chez les Belges. J’ai été saisie par la puissance et l’esthétique de cette réalisation. Par la manière dont la monochromie a fait corps avec l’âme du bâtiment Solvay. »
De cette révélation, Mireille a imaginé un projet : elle a proposé de réaliser un travail de mémoire, d’autant plus important que l’immeuble était destiné à être démoli. Elle était impressionnée par l’artiste, mais plus encore par ses réalisations. Talentueuse et obstinée, elle a obtenu un accès libre à l’espace, y est revenue 25 fois peut-être, y compris avec un drone. En quelques mois, elle a effectué plus de 3000 clichés des mots (maux) de Denis, pour en retenir finalement 400. En couleur et noir et blanc.
Mireille Roobaert exposera ses photographies, avec toutes leurs dimensions de restitution de l’œuvre de Denis Meyers, ponctuées de sa propre narration. Sur deux étages dans un loft autant baigné de lumière que le bâtiment Solvay était plongé dans l’ombre, l’exposition comprendra une série de diptyques – une forme de dialogue, encore. Des photos circulaires, aussi, et trois catalogues qui reprendront l’ensemble de ce travail effectué à quatre mains, mais en différé.
A l’occasion du vernissage Denis Meyers mettra en vente l’une de ses œuvres en lien avec la première exposition à Solvay.
La destruction de ces mots était un critère intrinsèque au projet, mais cette réflexion d’une photographe d’architecture, dont le regard est formé à garder la trace de constructions pérennes, constitue le paradoxe de l’expression parallèle de ces deux artistes. Mireille estime que « Bruxelles avait besoin d’oser créer quelque chose d’aussi grands ». Pour le visiteur, c’est l’infinitif, le négatif et le définitif.
Texte : Elisabeth Clauss
NOW !
ANTONIA DONATE

Le travail récent d’Antonia Donate s’inscrit dans une démarche de présence et d’apaisement. Sans contrainte ni recherche de concept, l’artiste peint pour habiter le moment, avec détente, et faire de la création un outil de recul face aux difficultés. Ses œuvres non figuratives traduisent des impressions fortes laissées par des lieux, portées par une palette vive et lumineuse. Entre souvenirs, rêves, transparence et opacité, sa peinture cherche une énergie positive et une forme d’utopie intime.
NOW !
ANTONIA DONATE
Le passé a laissé des traces. Elles sont peut-être là dans le subconscient, stockées dans la mémoire. Les empreintes, les souvenirs que le temps a laissés, si elles sont positives elles nous enrichissent, mais on ne les matérialise pas, on ne les fixe pas. Il en va de même avec les expériences négatives.
Le travail récent d’Antonia Donate ne cherche pas à porter une réflexion ou bien une critique de notre société. Elle ne veut pas non plus exprimer un concept ou une idée, ni une émotion. Pendant la réalisation de ses œuvres elle vit le moment présent avec détente, ce qui est le sujet même de sa démarche.
Elle pense que l’apaisement et la décontraction sont des magnifiques outils pour faire face à ses problèmes.
Les œuvres d’Antonia Donate ont toujours été liées à son état d’esprit. Quand elle peint, elle ne se fixe aucune norme, ni contrainte. Par son travail actuel, elle interprète de manière non figurative les impressions fortes que certains lieux insolites lui ont laissées. Aujourd’hui, sa palette est composée de couleurs vives. Vives comme les couleurs de l’arc-en-ciel, des prairies en fleurs du nord de la Californie, des paniers de laines de l’île de Crète, des couchers de soleil d’Ibiza ou encore du stupa de Bodh-Gayâ en Inde.
Qu’elle soit paisible et enchantée ou bien agitée et inquiète, peu importe. Tout est dans sa toile : ses souvenirs, ses rêves et aspirations, sa transparence et son opacité. L’état de flux créatif provoqué par ces expériences lui permet de transcender les frustrations du vécu ordinaire et de positiver les adversités.
« Parmi les fonctions les plus importantes de l’art contemporain on peut citer la revendication de la liberté d’expression, l’indignation par rapport aux injustices et la critique de la société de consommation.
Dans un contexte d’incertitudes et d’angoisses, il me paraît important que l’art suscite aussi des émotions positives et s’inscrive dans une démarche de vision utopique. Au lieu de sombrer dans le désespoir, il convient de chercher l’épanouissement par un travail d’introspection. A chacun de choisir sa méthode. Pour ma part, c’est la peinture qui me permet de dépasser les frontières de l’ordinaire. »
FOTOFEVER /SOLO
MAGALI LAMBERT

La pratique de Magali Lambert s’ancre dans l’exploration du lien entre l’humain, son environnement et les traces laissées par le vivant. À partir d’objets trouvés, de restes, de souvenirs intimes ou d’éléments issus de la nature, elle construit des ensembles visuels où autobiographie et fiction se mêlent. Photographie, dessin, sculpture, écriture et installation se croisent pour faire émerger des présences spectrales, entre mémoire et disparition. Son travail interroge la ritualisation des matières abandonnées et propose une réflexion sensible sur la coexistence du vivant et du mort, dans un univers où chaque fragment porte une charge symbolique.
FOTOFEVER /SOLO
MAGALI LAMBERT
Au cœur de la pratique artistique de Magali Lambert, l’exploration des questions du rapport de l’homme à son environnement, de la coexistence du vivant et du mort.
Sa démarche se fonde autour de la ritualisation de diverses matières laissées derrière. À partir d’histoires d’amour passées, de crânes d’animaux trouvés, d’objets de la vie quotidienne abandonnés, l’artiste crée ses propres collections visuelles symboliques, entre autobiographie et fiction. Son travail est peuplé de présences spectrales qu’elle convoque par le biais de la photographie, du dessin, de la sculpture, de l’écriture et de l’installation.
Elle est nommée membre résidente de la Casa de Velasquez, Académie de France à Madrid, pour l’année 2012-2013. Michel Poivert a signé la préface de son livre Histoires Naturelles (2014), et Dominique Baqué celle du livre Eres una Maravilla (2013). Elle a présenté son travail au Festival de la Photographie de Lianzhou (Chine), au Salon d’Art Contemporain de Montrouge, ou encore à New-York, Madrid, Paris, Marseille, Porto, Bruxelles.
Les éditions h’artpon publieront sa première monographie « Venus du jamais mort » en automne 2018 (avec un texte co-écrit par l’artiste et Michel Poivert, ainsi qu’un texte d’Emmanuelle Lambert).
Née à Paris en 1982. Vit et travaille à Paris.
Diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2006.
Membre de l’ADAGP.
L’IGLOU – BOITES IMAGINAIRES
ALICE PIETERS
.jpg)
Cette exposition est construite comme un voyage à partir de récits d’expéditions polaires, avec Paul Emile Victor comme figure centrale. Les boîtes en plexiglas d’Alice Pieters condensent des éléments de ces récits, transparence, paysage, objets, et sont accompagnées d’une installation et de dessins. L’ensemble évoque l’esprit d’aventure et l’ouverture vers un ailleurs fantasmé, entre récit, mémoire et expérience personnelle.
L’IGLOU – BOITES IMAGINAIRES
ALICE PIETERS
Cette exposition est un voyage composé à partir de bribes de récits d’expéditions polaires dont le protagoniste principal est Paul Emile Victor, un des plus grand explorateur polaire du XXème siècle Les boites en plexiglass d’Alice Pieters condensent les éléments constitutifs de ces récits. (transparence, paysage, objet, etc) Par ailleurs, «l’ours endormi» (installation) et des dessins complètent cette expérience personnelle. « …n’aspire pas à l’existence éternelle mais épuise le champ du possible… »PINDARE. Ce qui nous amène peut-être à l’esprit d’aventure, une ouverture vers l’ailleurs fantasmé, inaccessible.
Artiste bruxelloise formée à l’architecture d’intérieur, Alice Pieters a mené des études d’art en dessin, peinture et sculpture à l’Académie Saint Josse Ten Noode. Après avoir dirigé une galerie d’art contemporain ...?
LE MERVEILLEUX
EXPOSITION COLLECTIVE

Cette exposition collective réunit Anne de Bodt, Hipolythée, Magali Lambert, Nadja Nallsten et Elisabeth Proost autour d’un besoin commun de poésie, de beauté et de merveilleux. Anne de Bodt compose des œuvres fragiles et délicates à partir de branchages, de fil et de textes, comme des traces suspendues. Hipolythée déploie un univers symbolique et magique où la métaphore ouvre des passages intérieurs. Magali Lambert présente des assemblages éphémères d’objets chinés, photographiés et associés à leur empreinte, dans l’esprit des cabinets de curiosités, entre mémoire et invention. Les peintures de Nadja Nallsten chantent la joie et la féérie, tandis qu’Elisabeth Proost fait émerger un monde onirique peuplé de figures étranges, ses elfes, à la frontière du conte et du rêve.
LE MERVEILLEUX
EXPOSITION COLLECTIVE
Exposition collective:
Anne de Bodt
Hipolythée
Magali lambert
Nallsten : peintures – https://www.nadjanallsten.com
Elisabeth Proost : sculptures
En ces temps moroses, un peu de merveilleux, de magie, de beauté, de poésie me semblent ëtre l’antidote .
Anne de Bodt crée des oeuvres fragiles, poétiques et subtiles à partir de branchages, textes et de fil.
Hipolythée nous entraine dans son univers fantasmagorique et magique .
Apres l’Espagne et la France, le cabinet de curiosité de Magali Lambert propose cette fois les “Merveilles Belges”.Les photographies représentent des assemblages ephémères d’objets chinés sur les marchés aux puces bruxellois. Elle y associe l’empreinte de ces objets afin d’en livrer leur échelle réelle. Elle s’inspire des « merveilles » des cabinets de curiosités, mélanges d’objets naturels et faits par l’être humain.
Les peintures de Nallsten sont autant d’hymnes au bonheur. Une oeuvre pleine de féérie et de joie.
Le monde onirique d’Elisabeth Proost s’exprime par ses “Elfes”, poupées étranges et suréalistes .
YUKO NAKAYA – CÉCILE PARENT
EXPOSITION COLLECTIVE

L’être humain, mis à part sa partie consciente dont il connait l’existence, possède un autre « lui », une partie subconsciente qui est bien plus vaste et profonde.
YUKO NAKAYA – CÉCILE PARENT
EXPOSITION COLLECTIVE
Yuko Nakaya – recent works , Cécile Parent .
L’être humain, mis à part sa partie consciente dont il connait l’existence, possède un autre « lui », une partie subconsciente qui est bien plus vaste et profonde.
Ce « subconscient » présent en toile de fond, sous la surface consciente, est partagé par tous les Hommes et les relie dans la mesure où ce « subconscient » est influencé par celui des autres.D’après moi, cette partie subconsciente est reliée à l’univers et entre en résonance avec lui.De la même manière que l’Homme a depuis toujours cru évident que la lunaison influençait le flux et le reflux de la mer, l’être humain est, lui aussi, influencé par la nature qui l’entoure ? il est constitué de la même proportion d’eau que celle qu’il y a sur Terre. Le corps humain fait partie intégrante de cette Terre car il partage avec elle les mêmes atomes.Dans le corps d’une mère, existe un autre univers qui lui aussi est influencé par les cycles lunaires.Nous tous avons la même expérience subonsciente d’avoir jadis vécu un temps dans cet univers maternel avant notre naissance.Nous l’avons oublié, ce souvenir du moment passé au sein de l’univers maternel qui pourtant a bercé chacun d’entre nous.Si ce souvenir venait à resurgir et réveiller un sentiment de bien-être, à quel point l’être humain peut-il devenir bienveillant ? L’univers intracorporel me fait penser, telle la lumière, à une imagerie blanche. Voilà que j’ouvre le portail et franchit la frontière.
Cécile Parent : creartcile.skynetblogs.be
La palette des émotions est la matière première de Cécile Parent, de ses désirs et de ses rêves. Les peintures sont nourries de ce qui, très profondément, la touche. Ses états d’âme, son caractère, son cheminement spirituel, son parcours de vie, les événements sociaux et politiques qui l’entourent sont les moteurs de son expression artistique. La nécessité intérieure de son travail provient de la magie de l’instant qui uni en un mouvement spontané l’énergie vitale et la psyché pour extérioriser, par le geste, l’émotion sur le support. Ses toiles peuvent susciter des sentiments, générer des idées, favoriser la rencontre et le dialogue. La magie de l’émotion tend à l’universel, elle nous touche par-delà les siècles, les continents ou les cultures. Chaque peinture peut devenir un espace de liberté dans lequel on peut s’y promener sans directive. Cet univers est lié aux dispositions du regardeur, qui peut, s’il le souhaite, s’approprier la toile qu’il contemple. Il se crée alors entre eux une relation méditative personnelle et privilégiée.
OFTEN WHEN A LAYER OF STRATUS BREAKS UP BLUE SKY IS SEEN
EXPOSITION COLLECTIVE

Cette exposition met en lumière la peinture de Brigitte Evers et la photographie de Regina Virserius.
ABSTRACT PAINTING POSITIONS
EXPOSITION COLLECTIVE

Cette exposition réunit Dominique Romeyer et Sibylle Baltzer autour de deux positions distinctes de la peinture abstraite. Dominique Romeyer concentre sa recherche sur la surface, la couleur et la matérialité, avec une forte dimension tactile. Ses tableaux construisent des tensions entre géométrie et imprévu, effacement et construction, raffinement et procédés plus élémentaires. Des cadrages internes, parfois nets, parfois flous ou déchiquetés, organisent une abstraction décomposée où chaque œuvre réinvente son propre langage. Dans ce dialogue à deux voix, l’abstraction devient un espace de perception active, nourri par le regard de l’artiste et celui du public.
ABSTRACT PAINTING POSITIONS
EXPOSITION COLLECTIVE
Exposition Collective :
Dominique Romeyer - Sibylle Baltzer
Dans « ABSTRACT PAINTING POSITIONS » Arielle d’Hauterives présente deux approches différentes de la peinture abstaite. Oeuvres récentes de Sibylle Baltzer et Dominique Romeyer.
Les peintures de Dominique Romeyer se polarisent sur les aspects formels comme les surfaces, les formes, la couleur, les matériaux mettant en évidence un sens du toucher affirmé.
Les peintures de Dominique Romeyer mettent en scène une abstraction décomposée, des oppositions entre des principes formels et conceptuels contradictoires, la géométrie / l’imprévu et le hasard, la construction / l’effacement, le raffinement / les procédés élémentaires… .
Cette mise en scène s’accompagne de mécanismes de cadrages internes aux contours orthogonaux ou aléatoires et flous ou déchiquetés et même dentelés.
Dominique Romeyer est née à Lyon, France.Elle vit et travaille à Bruxelles, Belgique.En parallèle de son travail de peinture, elle a développé un travail expérimentant l’espace – cf texte de Denis Ruggieri, 2009, solo show , Donation Mario Prassinos FR – 2008, Némausus, bâtiment Jean Nouvel, Nîmes FR – 2007, solo show, centre d’art A. Chanot, Clamart FR. Son travail se concentre dorénavant sur la peinture. Ses peintures abstraites sont toutes différentes et autonomes, réinventant leur propre langage.
« Les peintures créent du sens à travers leur interaction avec les projections d’autres peintures et d’autres subjectivités. Ces sujets sont l’artiste et le public. » extrait De la peinture , essai de Erik Lindman, livre de Poche 2011.
CHRONIQUES D’ENFANCES
CECILIA SHISHAN

Le travail de Cécilia Shishan construit une fiction à partir de faits réels, de textes et d’images d’enfants liés à l’art. Les images sont détachées de leur sens initial pour recomposer une réalité picturale nouvelle, faite de souvenirs, de mots intériorisés, de peurs, de joies et de traces. L’enfance y apparaît comme une énigme, impalpable, qui ne subsiste que dans la mémoire. Par strates transparentes ou plus denses, la peinture fait remonter ce qui a été blessé, enfoui, ou rêvé, et laisse le mystère volontairement ouvert.
CHRONIQUES D’ENFANCES
CECILIA SHISHAN
Le travail de Cecilia Shishan est une fiction basée sur des faits réels à partir de textes et d’images d’enfants ayant un lien personnel avec l’Art. Il y a un détachement des images par rapport à leur signification originale, afin de recréer une nouvelle réalité picturale. Ce que l’enfant retient, ce qui le trouble, les mots qu’il intériorise, ce qu’il fait, ce qu’il oublie, la trace qu’il gardera en grandissant, ses peurs, ses angoisses et ses joies constitueront son langage. Dans son fort intérieur tout s’entremêle, se défait, se reconstruit, se rejoint, s’ajoute ou se dérobe. Cette vie passée n’existe que dans son souvenir et cela reste un mystère évaporé dans l’atmosphère, impalpable, intouchable, invisible. A partir de ses blessures, de ses questionnements et de ses troubles, je fais réapparaître de nombreuses strates en finesse dans les couches transparentes et parfois lourdes de mes peintures. Les textes relatent les souvenirs, les pensées et les rêves de l’enfance innocente. L’énigme et le mystère de l’enfant restent évanescents.
AU CAP HORN, J’AI ACCOSTÉ
IRIS FOSSIER

Première exposition personnelle d’Iris Fossier à la galerie, Au Cap Horn j’ai accosté réunit des œuvres de 2013 à aujourd’hui. L’exposition prolonge une thématique centrale, la gémellité, dans une atmosphère plus dense et plus intérieure, marquée par des noirs, des verts et des bleus profonds. Peinture, dessin et papier mâché dialoguent dans une recherche de cohérence et d’espace habitable, un espace où la vie reste possible. L’exposition présente aussi des pièces liées à un long travail autour de la baleine, issu d’une immersion dans les réserves du Museum à Paris, où l’artiste a mené un projet de reconstitution de squelette, dont certaines formes sont ici montrées comme fragments d’un ensemble plus vaste.
AU CAP HORN, J’AI ACCOSTÉ
IRIS FOSSIER
Peut -être le regret des migrations lentes/ Et le goût de l’ouest aux naseaux du matin/ Peut-être une promesse enchanteresse d’îles/Faite à mi-voix par un voyageur imprécis
Louis Brauquier, Je connais des îles lointaines
«Au Cap-Horn, j’ai accosté» est la première exposition personnelle d’Iris Fossier à la galerie Arielle d’Hauterives . Elle réuni des oeuvres de 2013 à nos jours : le temps pour l’artiste d’avoir fait des tours et des détours…..cohérents.
Iris Fossier revient sur une thématique qui lui est chère : la gémellité. En 2013 déjà, la galerie Michèle Broutta présentait de grands autoportraits. Une sorte de gémellité rêvée se dessinait dans un ailleurs lointain.
A cette époque, «on danse pour le soleil, on joue aux Indiens, aux voleurs, aux truants. On se cache, on croche-patte, on vise la dernière feuille de l’arbre le plus haut et on chante et on crie «Abada Zaba BOOM !» *
Les Temps n’ont pas changés. Ou si peu si guère..à noter cependant :
un nouvel horaire, de nouvelles matières… Le soleil est mis en sourdine, la lumière plus éteinte, l’ambiance plus personnelle. Il y a des noirs et des verts, des verts encore et des bleus merveilleux, plus profonds, plus mates, plus denses.
«Au Cap-Horn, j’ai accosté» installe la gémellité dans un espace plus humide, plus sombre sans pour autant être terrorisant. Au contraire, l’oeuvre s’en retrouve apaisée, comme si l’artiste avait trouvé un espace-peinture où il fait bon vivre. Car c’est bien de cela dont il s’agit, encore et toujours avec Iris Fossier : la proposition d’un espace où «la vie est possible». **
L’artiste est venue très tardivement à la figure humaine. Il faut attendre 2009 et la fin d’un séjour de deux ans à la prestigueuse Casa de Velazquez, à Madrid, pour que l’artiste saute le pas.
Arielle d’Hauterives présente un ensemble de morses et de gallinacés ; vous savez, cet oiseau à la coiffe prétentieux, à la dégaine mi-voyou, mi-ridicule ? Une galerie de portraits se dessine, affubluée de titres pour le moins colorés : «Dédale» «Icare égaré» ou encore «Quoi ma gueule ?»
…et puis il y a le papier mâché : l’idée a germé sur une île grecque. Une petite maison pêcheur dont l’extrémité plongeait tête la première dans l’eau salée ; la dite «méditerranée».
Sous le soleil, un eucalyptus. Et sous l’eucalyptus, un os immense ;celui d’une baleine. En cours de séchage vraisembablement, entouré d’herbes hautes et cette odeur… cette odeur de baleine… cette odeur démultipliée à chaque caprice du vent, le jour, la nuit. Cette odeur si présente qu’elle dramatise la mort de la baleine. Iris Fossier précise : «presque là, sous ma fenêtre, omniprésent, cette odeur et cette sensation : une baleine est là, gisant au fond de l’eau et son corps, partiellement repêché a été éparpillé, perdu.»
De retour en France, Iris Fossier a passé une presque année dans les réserves du Museum à Paris. Année d’oubli du monde, accrochée à ce projet titanesque : recréer le squelette d’une baleine, long comme huit fois un mètre.
Arielle d’Hauterives présente trois vertèbres. Signe qu’avec le volume d’un tel animal, la meilleure des solutions reste encore d’individualiser chaque pièce du puzzle.
Iris Fossier prend le temps d’explorer le dessin, la peinture. «Je ne suis pas pressée. L’important est cette unité que je cherche, cette cohérence entre tous mes essais. Le plaisir que j’ai à trouver nouveau. L’important est ce moment où tout s’emboîte pour proposer une oeuvre juste, débarassée d’arrivisme.».
* Corneille de Lyon
** titre d’une peinture de Luc Gauthier
UPART
EXPOSITION COLLECTIVE

En association avec Art Perpetuel, la galerie présente des artistes émergents et reconnus, avec une sélection de peintures, photographies, sculptures et pièces en papier, incluant notamment des colliers en papier et des bracelets.
UPART
EXPOSITION COLLECTIVE
En association avec Art Perpetuel , la galerie Arielle d’Hauterives présentera les oeuvres d’artistes émergents et reconnus .
Artistes exposés:
B2 fays : peintures
Elisabeth Bronitz : peintures
Kristof Buntinx : colliers en papier
Thierry de Wauters : bracelets
Serge Helholc : peintures
Yann Laissy Pache : peintures
Pascale Lander : photographies
Livio Marcoli : peintures
Vincent Peal : photographies
Dominique Raphaelle Ringler : photographies
Jean Manuel Simoes : photographies
Tania Wolsky : sculptures
FOTOFEVER ART FAIR PARIS
BENEDICTE VANDERREYDT

Exposition personnelle de Bénédicte Vanderreydt.
YIA ART FAIR 7 PARIS
EXPOSITION COLLECTIVE

La galerie présente une exposition collective réunissant Hipolythée, Oxana Taran et Iris Fossier à la YIA Art Fair 7 à Paris. Trois démarches singulières s’y croisent, entre dessin, peinture et formes hybrides, autour d’univers personnels où se mêlent imaginaire, matière et exploration sensible du réel.
YIA ART FAIR 7 PARIS
EXPOSITION COLLECTIVE
La galerie présente une exposition collective réunissant Hipolythée, Oxana Taran et Iris Fossier à la YIA Art Fair 7 à Paris. Trois démarches singulières s’y croisent, entre dessin, peinture et formes hybrides, autour d’univers personnels où se mêlent imaginaire, matière et exploration sensible du réel.
FACELOOK / FACEBOOK OBSESSION
FLORICA PREVENDA

Avec Facelook Facebook Obsession, Florica Prevenda explore la question de la communication authentique à l’ère des réseaux sociaux. Sa peinture se construit par couches, textures, rainures et superpositions, comme une matière ton chargée d’émotion. Les visages, inspirés par l’univers de Facebook, deviennent effigies anonymes, travaillées comme des surfaces tactiles, entre collage, non fini maîtrisé et densification de la matière. L’ensemble compose une introspection puissante, où l’image numérique se transforme en présence physique et en question éthique.
FACELOOK / FACEBOOK OBSESSION
FLORICA PREVENDA
Avec le soutien de l’Institut Culturel Roumain, de Women & Art asbl et Art Toison d’Or.
Pendant une décennie et demie, Florica Prevenda a montré une ténacité remarquable dans sa recherche artistique d’un sujet qui gagne en profondeur en termes de procédure et de gamme conceptuelle à chaque exposition. (…) Elle puise son inspiration dans le magma d’émotions et d’angoisses qui hante la condition humaine à l’ère actuelle. Le puissant message existentialiste et éthique de la peinture de Florica Prevenda est incarné par les couches, rainures, superpositions et revêtements de la « matière-ton ». En effet, l’équilibre entre les différentes textures est d’une grande importance dans ses créations et reflète les différents niveaux d’introspection nés de son expérience avec les images. (…)
Les œuvres de Florica Prevenda proviennent peut-être d’un résidu rétinien de la tension graphique des champs scalaires perçus à un niveau subliminal, lorsqu’elle naviguait sur Internet, au cours de cette période créatrice consacrée à la dépendance à Facebook. En réalité, Florica Prevenda crée, ou, plus précisément, dépose de la matière visuelle tactile, comme des cendres de ses propres émotions, sur les effigies numérisées de la présence de l’Autre. Le thème plus récent des visages affichés sur les réseaux sociaux répond à un nouveau système graphique dans ses œuvres : les deux yeux relient par une boucle fluide le nez, un oméga allongé, marque d’identité anonyme, puis, atteignent la bouche en forme de coeur. Cette bouche est présentée de profil, les lèvres légèrement écartées comme les emblèmes, les réceptacles du moment de la conversation, que Florica explore à la recherche d’authenticité. La pupille et le regard sous les sombres sourcils sont les autres marques « puissantes » de la Vérité-Face, employées dans la série de découpages de Facebook. (…)
En effet, la série Facelook / Facebook Obsession traite de la douloureuse question de la communication authentique, avec un nouveau niveau de complexité, quinze ans après le début de sa carrière. C’est une série de panneaux-toiles caractérisés par la combustion émotionnelle profonde et par l’artisanat inventif, mais jamais par des tendances décoratives-ludiques. Florica Prevenda crée avec des matériaux de séquençage, comme dans une incantation, qu’elle applique sur le plan classique de la peinture. Elle maitrise plutôt qu’exalte le non-fini de l’Arte Povera, l’informel, le collage. L’écorce, le cuir, les échelles, les cicatrices, les vecteurs et les arêtes moulées dans la couleur créent une riche texture picturale, presque hypnotique. La croissance des images et des matériaux qui les portent, la densification des surfaces forment, symboliquement, un créneau pour l’introspection de l’artiste.
OFF COURSE YOUNG CONTEMPORARY ART FAIR 2016
EXPOSITION COLLECTIVE

À l’occasion de Off Course 2016, la galerie présente une exposition collective avec Magali Lambert, Mélanie Peduzzi et Bénédicte Vanderreydt.
FEMMES AU CHARBON
NETE YDE OLSEN

Cette série traite des charbonnages en Belgique à travers une recherche identitaire. Fascinée par le noir et par ce que la terre cache, l’artiste représente l’univers minier et s’intéresse particulièrement à la vie quotidienne des femmes de mineurs. Le sujet est abordé en peinture, art textile et écriture, dans une continuité assumée avec une tradition artistique belge.
FEMMES AU CHARBON
NETE YDE OLSEN
La recherche identitaire sous-tend cette série qui porte sur l’industrie minière en Belgique.
Fascinée par le mystère de ce que cachent les entrailles de la terre et par la beauté du noir, l’artiste s’est tout naturellement penchée sur la représentation des charbonnages. Ne se limitant pas seulement aux paysages miniers, elle s’intéresse tout particulièrement à la vie quotidienne des femmes de mineurs. Dans la continuité d’artistes tels que Constantin Meunier ou Vincent Van Gogh, cette série lui permet de s’approprier l’histoire nationale belge et de témoigner de son attachement à ce pays.
La thématique des charbonnages est traitée en peinture, art textile et écriture.
AFFORDABLE ART FAIR BRUSSELS 2016
EXPOSITION COLLECTIVE
.jpg)
À l’occasion de l’Affordable Art Fair Brussels, la galerie présente une sélection d’artistes dont les pratiques dialoguent entre sensibilité contemporaine et diversité des médiums. Les œuvres de Tiline Courcelles, Anne de Harlez, Baiba Osite et Irène Philips témoignent d’approches singulières où la matière, le corps et la mémoire occupent une place centrale. Cette présence au sein de la foire met en lumière des univers artistiques personnels, entre introspection, poésie formelle et questionnements sur notre rapport au monde, dans un contexte international propice à la découverte et à l’échange.
AFFORDABLE ART FAIR BRUSSELS 2016
EXPOSITION COLLECTIVE
I NEVER TOLD ANYONE
BENEDICTE VANDERREYDT

Entre mémoire intime et récit collectif, Bénédicte Vanderreydt explore les filiations féminines. Inspirée du poème Red Shoes d’Anne Sexton, l’artiste tisse un conte visuel où les générations se superposent, entre héritage transmis et secrets enfouis. Ses photographies et son installation convoquent les femmes de Binche comme figures à la fois familiales et symboliques. Le travail révèle une lignée silencieuse où l’identité se construit dans ce qui se cache autant que dans ce qui se transmet. L’œuvre évoque la mémoire des corps, la pudeur des histoires tues et la puissance souterraine du lien féminin.
I NEVER TOLD ANYONE
BENEDICTE VANDERREYDT
Je me tiens dans le cercle
Dans la ville morte
Et lace les souliers rouges.
Ils ne sont pas à moi.
Ils sont à ma mère.
Et à sa mère avant elle.
Transmis comme un héritage
mais cachés comme des lettres honteuses.
La maison, la rue, d’où ils proviennent
sont cachées et cachées aussi toutes les femmes…
Extrait de Red Shoes d’Anne Sexton.
Bénédicte Vanderreydt propose une série de photographies ainsi qu’une installation. L’artiste explore les générations féminines passées. Sous forme de conte, elle intègre à ses mises en scène « Les femmes de Binche » comme les personnages de sa famille.
FOTOFEVER PARIS 2015
MELANIE PEDUZZI

Avec 27 prises, Mélanie Peduzzi interroge frontalement le regard, le désir et le malaise. Partant d’un geste impulsif, l’artiste photographie à répétition son propre corps à l’aide d’appareils jetables. Les pellicules restent non développées : ce qui subsiste, ce sont les textes. À la fois notes personnelles et espace de projection, ils déplacent l’œuvre vers l’imaginaire du spectateur, entre fantasme, humour et inconfort.Présenté sous forme performative, le travail devient un acte partagé : lecture, mise aux enchères, décision finale laissée à l’acheteur — révéler l’image ou maintenir le secret. L’œuvre oscille ainsi entre visibilité et absence, transformant le corps en territoire narratif et spéculatif.
FOTOFEVER PARIS 2015
MELANIE PEDUZZI
Mélanie Peduzzi – 27 prises – Performance
La première image est prise sur un coup d’énervement, j’ai peut-être écarté mes lèvres, peut-être pas. » Pratique intensive de la photographie d’un même sujet à l’appareil jetable – les parties intimes de l’artiste. Les pellicules ne sont pas développées mais des textes sont présents. Ils sont pour l’artiste un carnet de notes et pour le spectateur un espace de projection qui joue avec ses fantasmes et non sans humour avec son écœurement. Ce travail a été exposé lors de sa première exposition personnelle en Juin 2014 à la Galerie Arielle d’Hauterives. Artiste et galeriste ont décidées de l’activer ensemble lors d’une performance : La galeriste, marteau en main, fait monter les enchères lorsque l’artiste, le cadre sur les genoux, lit doucement le texte. À la fin de la lecture la vente est conclue et l’acheteur décidera de développer l’appareil – ou pas.
LE HUITIÈME SENS
HIPOLYTHÉE

Le dessin d’Hipolythée s’écrit comme une cartographie. Un trait noir, fil conducteur, symbolise une conscience collective en mouvement. À partir d’un état de fait, l’artiste fait évoluer la forme pour inviter à se libérer des conditionnements. Femmes animales, végétales, minérales s’entrelacent et se superposent avec humour, portant une sagesse ancestrale et une recherche d’équilibre entre les genres. L’exposition le ?ème sens présente aussi des peintures où des regards d’animaux, gorille, cheval, chouette, viennent soutenir ou défier celui du visiteur. Un univers dense, symbolique, qui parle de racines, d’identité et de trajectoires intérieures.
LE HUITIÈME SENS
HIPOLYTHÉE
Tel un fil qui court sur le papier, le trait noir d’Hipolythée symbolise la conscience collective. Le point de départ des dessins est un postulat, un état de fait, qu’elle fait évoluer pour nous encourager à nous extraire de nos conditionnements. Ses femmes animales, minérales, végétales foisonnent, se superposent, s’enlacent, avec un certain humour. La femme représente la sagesse ancestrale. La finalité étant l’équilibre entre les genres. Le dessin d’Hipolythée se lit comme une carte géographique, un plan d’architecture utopique d’éléments urbains invisibles, de lieux naturels imperceptibles. C’est un cheminement vers nos racines, notre identité, le sens de notre vie.
L’exposition, intitulée le ?ème sens, présente aussi une série de peintures où l’oeil perçant du gorille, du cheval ou de la chouette, scrute notre regard.
BÊTES EN COUPLE
RUTA JUSIONYTE

Ruta Jusionyte accomplit le sacre de la nudité. Elle creuse à vif les voies de la création. Ses êtres sculptés, autrefois couleur de boue, s’approchent maintenant de la blancheur et de la paix.
BÊTES EN COUPLE
RUTA JUSIONYTE
Ruta Jusionyte accomplit le sacre de la nudité. Elle creuse à vif les voies de la création. Ses êtres sculptés, autrefois couleur de boue, s’approchent maintenant de la blancheur et de la paix. Ce sont des êtres déchargés de leurs peines et de lacunes. Invaincus, ils ont traversé tous les désastres, et leurs yeux sont aussi grands que leur fragilité… Avec des coulées de ciel, ils sont à portée de nos tendresses. Ruta, en sublime densité, ose réconcilier du dedans l’homme universel et son animalité.
?Ses peintures fouillent la vie rapprochée, les rencontres vitales, et le sacre doux des couleurs vécues. Ruta affronte la part d’ombre que l’ordre du jour n’ose affronter. Chaque œuvre est une brûlure de grands fonds. L’ironie latente, un rien caustique, donne de l’air et de la légèreté à ces convives qui se partagent la vie.
Ruta Jusionyte aborde la peinture en conquérante. Elle tranche l’univers au scalpel aigu de ses couleurs vibrantes et décalées. Ses vives peintures sont autant de vitraux sidérants, chargés de puissance et d’impact. La tension des couleurs, comme lavées par le temps, est poussée à l’extrême, et chaque peinture secoue l’édifice. Fascinante contagion chromatique.
?Les vibrantes créatures de Ruta, en flagrants délices vitaux, échappent à toute convention. Elles scrutent l’autre de l’autre en chacune, et les regards sont incroyablement chargés. Elles ont un air de famille archaïque, un air d’humanité partagée, et même une forme éclatée et plurielle d’immense autoportrait.
?Ruta sait garder intactes les forces vives des énergies indomptées de la vie. Ainsi ses émouvantes créations sont toujours habitées d’animalité latente. Elles incarnent la tribu rassemblée des humains. Elles sont possédées du dedans, et leurs apparences déchirent l’étendue. Cet art lumineux exulte de santé sauvage, et d’immense poids de vie dévorante. La tache, parfois, accidente l’étendue, et l’étendue vacille.
?Christian Noorbergen
OUI, L’ÉTÉ
ESTHER DE BONT

Esther de Bont investit la galerie le temps d’une résidence pour y créer une installation mêlant dessins et toiles. Inspirée par l’atmosphère du lieu, elle compose un récit fait de bribes d’été, de voyage et de souvenirs. Les personnages circulent d’une œuvre à l’autre, parfois jusque sur les murs, et l’installation évolue au fil de l’exposition. Le vernissage marque le départ du voyage, le finissage son aboutissement, avec une transformation visible jusqu’au dernier jour.
OUI, L’ÉTÉ
ESTHER DE BONT
Esther de Bont, artiste néerlandaise, a investi la galerie Arielle d’Hauterives le temps d’une résidence afin d’y créer une installation de dessins et de toiles.
Durant sa résidence, Esther a été inspirée par l’atmosphère de la galerie. Son travail léger est basé sur des notes, des bribes d’été. Toutes les œuvres se combinent pour raconter une histoire se rattachant à l’été, au voyage et à la réflexion. Chaque personnage raconte son propre récit et ils se rencontrent dans la galerie pour ne former qu’une seule et grande histoire, celle du voyage en été.
Les personnages vont jusqu’à s’échapper de la toile ou du papier pour parcourir les murs et se rattacher les uns aux autres. L’artiste exprime de manière poétique différents souvenirs que lui ont évoqués certains endroits. Elle nous offre ainsi une lecture de son carnet de voyage.
Dans son œuvre, Esther de Bont recherche la relation entre le silence et la turbulence, entre la volatilité et la permanence. La combinaison d’un contexte urbain, imaginaire ou anonyme caractérise ses dessins. Ceux-ci sont entourés d’une atmosphère mêlant poésie, énergie et mélancolie.
Le vernissage est le départ du voyage qui touchera à sa fin lors du finissage, aboutissement de la résidence. L’installation va évoluer tout au long de l’exposition. Le visiteur pourra découvrir ces changements lors du finissage le 12 septembre.
MAGNOLIA
EMILIE DANCHIN

Magnolia est une série photographique qui mêle mise en scène et performance de soi. Émilie Danchin invite des hommes à exprimer, dans le cadre du dispositif, leur relation au féminin. Le résultat est d’une simplicité lumineuse, émotionnellement intense, porté par une grande finesse formelle. L’exposition se prolonge par une installation performative, Magnolia et la Chambre claire, où l’artiste reçoit sur rendez vous pour rendre perceptible sa démarche. Entre portrait et projection, introspection et jeu de rôle, les images troublent les catégories et déplacent le regard. Au centre demeure une question simple et inépuisable, qu’y a t il d’elle en lui, et c’est l’œil du spectateur, volontairement mis en doute, qui achève l’œuvre.
MAGNOLIA
EMILIE DANCHIN
Magnolia et la Chambre claire
La série Magnolia est le fruit d’un travail photographique de mise en scène et de performance de soi. Des hommes ont été invités à formuler dans le cadre du dispositif photographique la façon dont ils conçoivent leur relation au féminin. Le résultat est d’une simplicité lumineuse. Émotionnellement fortes, les images sont également d’une grande finesse. Émilie Danchin a réussi cette étonnante prouesse : matérialiser des questionnements fondamentaux d’ordre personnel, sous forme d’images, tout en les inscrivant rigoureusement dans la tradition photographique subjective. Magnolia et la Chambre claire est autant une exposition qu’un espace de performance de consultation, d’exploration et de constitution de l’image. En parallèle à l’accrochage, l'artiste a créé une installation appelée Magnolia et la Chambre claire où elle reçoit sur rendez-vous pour rendre perceptible sa démarche photographique. La performance est ouverte au public sur réservation.
"Avec Magnolia, Émilie Danchin prolonge vers de nouvelles pistes, une sorte de troisième voie qui sillonne entre les genres, une approche éprouvée déjà de longue date. Portraits ou mises en scène ? Projection de soi ou introspection ? Jeu futile ou profondes implications ? A travers ces personnages à l’étrangeté assumée, ce sont aussi les genres photographiques qui se voient secoués à l’intérieur du cadre, pourtant classique et rigoureux, du carré noir et blanc. Peu importent le diagnostic, l’étiquette ou l’interprétation : seuls comptent les échos, les déplacements, les ambiguïtés. Toutefois, des réponses fortes sortent de ce jeu de questions : les images. Et sur ce fil rouge –fil à soi(e), "qu’y a-t-il d’elle en lui ?", question simple et inépuisable –, c’est finalement l’œil du spectateur, troublé et ambivalent, qui ne sait comment se poser, qui se doit de douter."
DERRIÈRE LES PAUPIÈRES CLOSES
MAGALI LAMBERT

Magali Lambert compose des œuvres comme on construit des rêves. À partir d’objets trouvés, délaissés, pauvres ou kitsch, glanés dans les marchés et les tiroirs oubliés, elle assemble une matière familière qui devient soudain étrange. Ses créations fonctionnent comme des déclencheurs d’imaginaire, des machines à songe en plein jour. On y reconnaît des fragments de vies ordinaires, recomposés avec une logique onirique, à la fois douce et légèrement dérangeante, comme si le monde du sommeil avait traversé la réalité.
DERRIÈRE LES PAUPIÈRES CLOSES
MAGALI LAMBERT
Une fois les paupières closes, nous basculons de l’autre côté de l’éveil, nous partons piocher dans les contenants de toute une vie : coffre à jouet, armoire de classe de biologie, vitrine d’antiquaire, de collectionneur, de grand-mère, magasin de bibelots, échoppe pour touristes, garde-meuble, garde-manger, boîte à bijoux, cartons entassés dans une maison vide… Ce que nous prélevons dans nos musées nocturnes, notre esprit le fragmente, le mélange, le recompose, et ces trouvailles reconstituées forment le décor et les protagonistes de nos rêves, de nos cauchemars.
Magali Lambert nous est semblable, à cette différence près qu’elle pille les yeux ouverts. C’est une ouvrière du songe qui opère au grand jour, une inventrice d’onirique exilée dans la conscience. Elle tamise les vide-greniers, les marchés, les rues, les tiroirs oubliés, garde ce que nous n’avons pas retenu, ce que la vie a délaissé mais que le temps a conservé, ce qui aurait pu être jeté pour de bon mais semble avoir été sauvé de la destruction par son insignifiance même. De ce matériau brut, de ces éléments pauvres, désuets, cassés ou rococos, naturels ou artificiels, elle tire des créations, des machines à mettre en marche l’imagination, à la familiarité troublante, presque dérangeante tant il est perturbant de retrouver dans la vraie vie ce qui ne s’actionne que dans le sommeil. (Thibault Marthouret)
ENTRE LES CILS
NURIA DELLA ROSA

Entre les cils présente l’univers intime de Nuria Della Rosa, nourri d’observations et d’expérience personnelle. Un flash initial déclenche une construction où naissent des liens psychologiques, poétiques et picturaux. Noir et blanc, couleur, trait et techniques mêlées cohabitent pour faire surgir une atmosphère intrigante où douceur et brutalité se répondent. Le travail laisse volontairement une place à l’affectif, invitant chacun à projeter sa propre lecture dans ce visuel mystérieux.
ENTRE LES CILS
NURIA DELLA ROSA
« Entre les cils » vous invite à découvrir le travail de l’artiste, Nuria Della Rosa. Son œuvre illustre l’intimité d’un univers s’inspirant d’observations basées sur l’analyse et l’expérience personnelle. Cette sphère secrète évoque aussi des similitudes avec le monde extérieur car ce sont les interactions internes et externes qui révèlent l’appartenance à un tout.
Ce sont donc ces mises en lumière, mêlées à son histoire, à ses émotions ainsi qu’à son imaginaire qui nourrissent son travail.
La création débute alors par un flash suivi d’une réflexion où naissent les liens psychologiques, poétiques, graphiques et picturaux. Le noir et blanc racontent, la couleur exalte, le trait uni ou sépare, tandis que les techniques fusionnent. L’atmosphère est intrigante et l’inconscient s’invite pour parler de réalité. Des éléments et des sentiments en opposition occupent le même espace, douceur de vivre et brutalité de l’existence contrastent mais sont indissociables. Cette union qui reste une énigme, un rapport universel entre les êtres l’intéresse. L’esthétisme et la beauté ont une place essentielle dans ses tableaux, ce sont des parures à la dureté, à la noirceur, accentuant ainsi la complexité du sujet.
Cependant, ce visuel mystérieux prend tout son sens dans la liberté qu’il offre. Le but est aussi de laisser une porte ouverte à l’affectif de chacun.
OFF COURSE ART FAIR 2015
EXPOSITION COLLECTIVE

À l’occasion de la foire OFF Brussels, la galerie présente une exposition collective réunissant Hipolythée, Ruta Jusionyte, Magali Lambert et Baiba Osite.
DÉCOUVERTES PRINTANIÈRES 2015
EXPOSITION COLLECTIVE

Découvertes printanières réunit Florence Arnold, Marie Isabelle Callier, Laetitia d’Oultremont, Sandra Keutgens et Léna Laurent Perrin autour d’un regard féminin sur des réalités multiples. Jardins imaginaires, prière, jeu du vide, tourbillons de couleur et dessins traitant de sujets sociaux sensibles composent un ensemble où la douceur formelle ouvre à des thèmes profonds, sans emphase.
DÉCOUVERTES PRINTANIÈRES 2015
EXPOSITION COLLECTIVE
Découvertes printanières offre un voyage autour du monde au travers des œuvres de Florence Arnold, Marie-Isabelle Callier, Laetitia d’Oultremont, Sandra Keutgens et Léna Laurent Perrin. Leurs œuvres nous offrent une vision d’une réalité extérieure révélée avec douceur et subtilité par un regard féminin et artistique.
Florence Arnold exprime sa réflexion sur le paradis dans les différentes religions. Elle élabore des jardins imaginaires, fragiles en superposant des acétates, découpés au scalpel, peints, taggés, recréant des espaces sans repères laissant le regard en suspension. Végétation dense, vaporeuse où s’envolent des oiseaux messagers de la paix.
Laetitia d’Oultremont, quant à elle, interroge la « Prière » en présentant une série de peintures réalisées à Rabat au Maroc. La démarche consiste à présenter la prière selon un regard artistique, dénué de jugement. Ce qui a fasciné l’artiste, c’est l’aspect chorégraphique et rythmique de l’accomplissement des gestes, habillés de blanc, ainsi que la répétition sans fin de celle-ci dans le temps, sans confinement d’espace. L’artiste joue avec les vides, qui forment un tout avec les pleins, apportant leurs propres sens, équilibrant la composition. Ces quatre peintures font partie d’une série qui présente une vision « occidentale » du Maroc citadin, dans sa pluralité.
L’importance du vide se retrouve également chez Marie-Isabelle Callier. L’artiste allie l’aquarelle et la cire sur papier. Celui-ci, enduit de cire, déjoue ses desseins, l’empêche de s’imprégner, permettant ainsi au vide d’exister. Laissant entrevoir des figures à peine dévoilées, entre lisibilité et illisibilité, elle garde leur secret. Le pinceau dépose les traces des émotions, en imprime le souvenir fugace, avant qu’il ne s’efface. Les figures posées les unes à côté des autres jouent entre elles pour créer une histoire, un poème que chacun lira, comme il voudra. Son travail varie ainsi entre abstrait et figuratif.
Sandra Keutgens navigue, elle aussi, entre l’abstrait et le figuratif. Mais depuis quelques année, la majorité des ses œuvres entraînent le spectateur dans un tourbillon de couleurs que l’artiste aime gérer en toute liberté. Quelques traits dessinés se laissent deviner au milieu des coulées et aplats de couleurs. Ainsi gérée, la peinture de Sandra Keutgens propose des conversations entre les couleurs qu’elle veut fortes, composées de mélanges contrastés et d’intentions gestuelles qui insufflent une dynamique originale.
Enfin, la série de dessins de Léna Laurent Perrin s’empare des problématiques féminines, sans pour autant se prétendre féministe. Pour la plupart, les sujets sont graves – viol, pédophilie, prostitution, mariage forcé, excision, etc. -, parfois plus légers – fête des mères, effets de mode… Mais tous sont traités avec la même douceur : couleurs pastel, esthétique agréable, impression de flou. A l’inverse des médias qui nous assènent du poids des mots, du choc des images, Léna révèle avec pudeur une réalité féminine qui mérite la réflexion à long terme. Les traits du dessin apparaissent ainsi entre différentes couches de peinture et de matière, comme des affiches superposées dont on enlèverait des lambeaux.
THE WAY
EXPOSITION COLLECTIVE

À l’occasion de la Présidence lettone du Conseil de l’Union européenne en 2015, la galerie présente The Way, une exposition consacrée à deux artistes lettones. Baiba Osite développe un travail textile inspiré de motifs ethnographiques, qu’elle transforme vers une expression plus libre en expérimentant matériaux et techniques, y compris des fibres métalliques et des éléments naturels comme le bois. Inese Margévica travaille l’argile et la porcelaine, privilégiant le blanc, la fragilité et des motifs ornementaux en nuances de gris. Ses figures féminines, proches du masque, laissent deviner une vie intérieure dense et mystérieuse.
THE WAY
EXPOSITION COLLECTIVE
A l’occasion de la Présidence lettone du Conseil de l’Union européenne en 2015, Arielle d’Hauterives consacre une exposition, intitulée The Way, à deux artistes lettones: Baiba Osïte et Inese Margévica.
Baiba Osïte
L’artiste textile, Baiba Osïte, fait son apparition sur la scène artistique lettone dans les années 1980. Diplômée du département de l’art textile de l’Académie lettone des Beaux-arts, elle développe un travail artistique inspiré des motifs ethnographiques traditionnels. Son travail évolue ensuite vers une expression artistique plus audacieuse. L’influence de différentes cultures se reflète dans ses œuvres textiles. Pour l’artiste, l’art est un moyen d’introspection et de manifestation. En tant qu’artiste textile, elle est à la fois intéressée par la conception, l’exécution et par le choix du matériau. Afin d’exprimer ses émotions et ses idées, le choix du matériau brut est essentiel. La variété de ceux-ci lui permet d’exprimer ses idées personnelles et aussi d’introduire de nouvelles tendances dans l’art textile letton. L’artiste inclue par exemple des fibres de métal dans ses tapisseries. Elle explore et dissèque des motifs observés dans son environnement et les réassemble pour recréer le monde avec des matériaux textiles. La nature, incarnée par l’utilisation du bois naturel, est omniprésente dans son travail ce qui renforce l’expressivité de ses œuvres. Le travail créatif de Baiba ouvre de nouvelles possibilités dans l’art textile qui ne se limite plus uniquement aux techniques et matériaux traditionnels.
Inese Margévica
L’artiste travaille avec différentes matières comme l’argile et la porcelaine. Elle apprécie cette couleur blanche, sa légèreté ainsi que sa fragilité. Elle aime la recouvrir de motifs ornementaux et symboliques en un glaçage aux teintes utilisant toutes les nuances de gris. Pour ses pièces de porcelaine, elle représente majoritairement les femmes, aux attitudes rêveuses ou attentives, aux visages énigmatiques, semblables et toujours différents, sorte de masque qui cacherait une vie intérieure intense. Diplômée de l’académie des arts de Riga, elle expose régulièrement dans son pays. Elle a participé à des expositions individuelles ou collectives, à Paris, en Allemagne, Espagne, Ukraine, Égypte, Argentine… Ses œuvres sont aussi présentes dans des collections privées, notamment aux États-Unis. Elle a participé à plusieurs symposiums internationaux en Lettonie, Lituanie, Allemagne, Turquie.
AFFORDABLE ART FAIR BRUSSELS 2015
EXPOSITION COLLECTIVE
La galerie présente à l’Affordable Art Fair Brussels le travail d’Hipolythée, de Sibylle Baltzer et de Hanna Ilczyszyn. Hipolythée y développe un univers symbolique et prospectif, notamment autour d’un calendrier de l’après mêlant dessins et textes. Sibylle Baltzer présente une abstraction de matières et de pigments, entre reliefs, transparences et traces, dans une recherche proche du minimalisme mais traversée d’un geste libre. Hanna Ilczyszyn peint l’enfance entre innocence et inquiétude, avec des figures souvent partiellement dissimulées, baignées d’une lumière sombre et subtile.
AFFORDABLE ART FAIR BRUSSELS 2015
EXPOSITION COLLECTIVE
Du 5 au 9 février 2015, Arielle d’Hauterives présentera le travail d’Hipolythée, de Sibylle Baltzer et d’Hanna Ilczyszyn à l’Affordable Art Fair Brussels.
Hipolythée
Titulaire d’un doctorat d’architecture et design d’environnement à l’école Camondo, elle a enseigné les arts appliqués dans différentes écoles parisiennes.Le temps est à la crise, le temps est à la peur, le temps est à la haine, le temps est à la rancœur, le temps file, le temps détruit, le temps inquiète. Hipolythée ose une réponse à tous les comploteurs de l’ère du soupçon. Après ses « Humains de Compagnie » et les « Contes à rebours », l’artiste présente « L’aprèstidigitatrice », un calendrier de l’après comprend 26 dessins en souvenir des calendriers de l’avent. Ces dessins sont édités en 2 tomes agrémentés d’écrits d’un écrivain lillois. Le concept du premier tome part d’une constatation ou d’une idée liée à une problématique environnementale du moment. La particularité consiste en l’ajout de dates et de prévisions positives proposant des solutions alternatives. Le second tome se concentre sur les astres. L’artiste y transfigure son intuition face aux astres et aux signes astrologiques et sidéraux. Ceux-ci se combinent pour proposer à chaque individu des solutions pour le futur. Ici, dans l’œuvre d’Hipolythée, qui se construit avec et non pas contre le temps, tout est symbole !
Sibylle Baltzer
Diplômée de la Chelsea School of Art, des Beaux Arts de Paris et de la Slade School of Fine Art, c’est dans la peinture abstraite que les œuvres de Sibylle s’inscrivent. Sur ses toiles en lin brut ou en coton, Sibylle Baltzer applique diverses matières et des pigments, ainsi que de la poudre de marbre ou du ciment, gris ou blanc, qu’elle pose en aplats ou en reliefs, par fines couches: « dust ». Poussière qui devient corps. Il arrive que les surfaces en relief s’épaississent, se gaufrent même. Certains aplats de matériaux ou de couleurs sont d’une transparence filigranée; d’autres sont couverts de traces de pinceau qui sillonnent le ciment. Sur certaines toiles, des entrelacs de couleurs primaires, ou des dégradés (noir, blanc, gris), font apparaître en transparence lumineuse ou par superposition des traces de polychromies différentes, qui animent les toiles. Les couleurs débordent sur les extrémités du cadre et se replient parfois sur l’épaisseur du châssis; elles continuent ainsi le mouvement de l’artiste, en étirant les lignes du tableau jusqu’à son extrémité. Souvent, la partie centrale de la toile reçoit plusieurs couches de pigment et se différencie nettement des bordures. Certaines autres toiles paraissent minimalistes – en fait Sibylle Baltzer tend au minimalisme, mais sa liberté d’expression gestuelle l’en distingue.
Hanna Ilczyszyn
Hanna Ilczyszyn est une jeune peintre polonaise vivant en Belgique. Elle a étudié à l’Académie Royale des Beaux-arts de Gand et à l’Académie des Beaux-arts de Wroclaw en Pologne. Son travail plastique capture l’innocence et l‘incertitude de l’enfance. Les œuvres d’Hanna laissent entrevoir l’anxiété et la confusion des enfants qui évoluent dans un monde imprévisible où tout est neuf. Ses toiles dépeignent des enfants qui ont le visage caché comme dans des souvenirs flottants. Ses compositions célèbrent l’enfance mais sont enveloppées dans une atmosphère étrange soutenue par un fond gris-noir. Les scènes dépeintes sont calmes, installées dans une lumière sombre et peintes avec une subtilité de nuances.
DÉCOUVERTES HIVERNALES 2014
EXPOSITION COLLECTIVE

L’exposition Découvertes hivernales réunit cinq artistes dont les pratiques explorent, chacune à leur manière, le lien entre corps, esprit et intériorité. Anne de Harlez développe une recherche autour du féminin, des formes organiques et de la relation à la nature, dans un dialogue entre fragilité des matériaux et force symbolique. Marlène Chombart, à travers ses chimères dessinées, détourne l’imaginaire antique pour interroger avec humour l’identité et les masques sociaux contemporains. Hélène Goddyn associe art numérique, imagerie médicale et symbolique du mandala pour proposer une vision positive et spirituelle de la création. Irène Philips met en scène des figures humaines poétiques qui reflètent les tensions et les fragilités de notre société. Pascale Lander, entre peinture et photographie, déplace l’acte pictural sur le corps lui-même, faisant du modèle un matériau vivant et révélant une féminité à la fois secrète et manifeste.
DÉCOUVERTES HIVERNALES 2014
EXPOSITION COLLECTIVE
Du 4 décembre 2014 au 24 janvier 2015, Arielle d’Hauterives galerie présente cinq artistes au travers de l’exposition « Découvertes hivernales » : Anne de Harlez, Marlène Chombart, Hélène Goddyn, Irène Philips et Pascale Lander. Un travail de recherche et d’introspection du corps et de l’esprit est commun aux œuvres de ces cinq artistes. Tea Time dimanche 11 janvier de 16h à 19h.
ONLINE EXHIBITION
« La face féminine du monde », le travail d’Anne de Harlez, est tout un questionnement sur le féminin/masculin, sur la perception du temps, sur l’élément de la nature que nous sommes mais aussi de la nature qui est autour de nous. Anne de Harlez travaille les formes courbes, ovoïdes ou les séries sans fin. Ses matériaux sont aussi fragiles que la posidonia ou aussi forts que le bronze. La taille de ses pièces va du petit au monumental. Le sujet peut être intime ou très public. Mais la recherche est constante, tenter de trouver le cœur de l’âme féminine.
Pour sa série « Chimères », Marlène Chombart, romancière-professeure de lettres et artiste autodidacte, a utilisé ses stylos à bille et son aquarelle habituels à des fins d’introspection comique. Les chimères de l’Antiquité sont devenues des personnages polymorphes, à deux têtes où plumes et vêtements se côtoient dans un chatoiement de couleurs. L’absurdité du paraître, l’hypocrisie de l’image de soi étalée autour du globe à l’époque de la mode des « selfies » et autres autoportraits changeants, avatars vides, sensés nous représenter, voilà ce que MAREL a choisi de souligner, non sans humour.
Artiste plasticienne, Hélène Goddyn utilise l’art numérique et le promeut auprès du public comme un média artistique à part entière. Elle fait partie du mouvement Wonderful Art : un art positif, spirituel, qui recherche l’essence même de la création. Sa signature « Créer pour vivre et faire un monde meilleur ! » C’est la vie et son quotidien qui a amené Hélène à se pencher sur l’imagerie médicale au travers de sa série « Les Mandalas humains ». Le mandala est un objet de culte sacré. Symbole fort, le mandala créé à partir d’imagerie médicale, forme une parfaite harmonie. Parallèlement aux mandalas, elle développe un travail sur la mémoire collective en réinterprétant des tableaux ou iconographies connus, avec des sujets contemporains. Elle mélange la technique du dessin numérique, associé à celle de la photo et le scan de matières dans un même tableau. Par son travail, elle amène le public vers une recherche et vers un changement d’angle de vue et de perception sur des sujets actuels. Poésie et énergie positive se dégagent de ses œuvres.
Les travaux d’Irène Philips en 2 et 3 dimensions, aussi bien miniatures que monumentaux, sont habités par des figures féminines et masculines. Celles-ci traduisent de manière poétique, autant des événements doux, intimes et méditatifs que des épisodes douloureux de la vie. Ces personnages sont des acteurs et jouent différents rôles inspirés par notre société fragile et contradictoire. Les relations humaines, l’évolution contemporaine entre l’homme et la femme, l’homme et la nature, la surpopulation, la religion, etc. sont des thèmes récurrents dans son travail.En 2012, elle commence à créer un alphabet avec ses figures humaines. Elle a illustré ‘Holoversum’ de Claude van de Berge paru chez Uitgeverij P de Leuven en 2007 et ‘Sérénade’ d’André Doms paru chez L’herbe qui tremble à Paris en 2013. En 2014 la publication du ‘Philips Human Alphabet’ sort chez Medusa Publishing de Tervuren.
Pascale Lander, ancienne élève à l’école de théâtre Jacques Lecoq à Paris, elle a suivi les cours de morphologie à l’école des Beaux Arts, ainsi qu’une formation d’eurythmie. Elle est diplômée de la langue des signes. Entre nudité et pudeur, secret et révélation, littéralité et poésie le travail de Pascale Lander nous donne à voir par le corps et dans le corps le dévoilement infini de la féminité. Si son style flirte avec la peinture académique, elle s’en affranchit par une forme à la fois libre et exigeante que lui confère un parcours singulier. C’est en qualité de peintre que elle aborde la photographie dans sa série « Corps & Canevas » Elle résulte d’un travail d’atelier, où elle a déplacé l’acte pictural de la surface du tableau à la peau du modèle. Le corps n’est plus objet de représentation. Il devient outil et matériau vivant.
FOTOFEVER PARIS – PHOTOGRAPHY ART FAIR
MIREILLE ROOBAERT

Dans ses objets photographiques, Mireille Roobaert pousse la photographie au-delà de sa fonction de représentation. Par le traitement numérique de l’image, elle transforme ses prises de vue en formes autonomes, parfois méconnaissables, qui s’éloignent du réel pour explorer une dimension plus mentale et cosmique. Les assemblages de pixels deviennent des structures presque organiques ou galactiques, où l’œil cherche un repère sans toujours le trouver. Cette émancipation du figuratif inscrit son travail dans une réflexion sur le regard, la matière de l’image et les possibles extensions de la photographie vers des territoires proches de la sculpture ou du design.
FOTOFEVER PARIS – PHOTOGRAPHY ART FAIR
MIREILLE ROOBAERT
Mireille Roobaert
Mireille Roobaert, photographe, est née en 1968. Formée par Hubert Grooteclaes, elle s’est spécialisée en photographie d’architecture d’intérieur, objets et portraits. Elle collabore avec les meilleurs magazines de décoration, en Belgique et dans le reste du monde où ses reportages lui ont valu une réputation internationale. Elle travaille également pour des sociétés privées dans divers domaines (architecture, décoration, hôtellerie, bijoux, portraits d’entreprise, livres de cuisine,…). Son travail artistique, poursuivi en parallèle, a fait l’objet de nombreuses expositions depuis 1992, dont notamment à cinq reprises pour l’exposition collective l’Accueil chez Pierre Bergé.
Objets photographiques
Elle a tout fait, ou à peu près tout, avec bonheur: portraits, avec ou sans intérieurs, toujours avec profondeur. Paysages. Architectures. Jusqu’aux formes, dépouillées à l’extrême parfois. Une constante: depuis longtemps, Mireille Roobaert traite ses images par ordinateur, non pour les faire mentir comme quand on gomme les défauts d’une peau ou d’un corps, mais pour mieux leur faire avouer leur vérité. Avec ses “Objets photographiques”, son talent n’a pas déserté la photo, il sort du miroir de la réalité; il avait tout simplement envie de s’envoler dans une autre dimension. Laquelle? Et pour aller vers où? Elle avoue ne pas connaître elle-même le but du voyage mais, comme dans tout ce qu’elle entreprend, le voyage lui-même la passionne. Ce n’est plus une photo qui est le but, le but devient lui-même objet interrogeant le regard. Que sont ces formes symétriquement numérisées, découpées comme au laser, où l’œil cherche vainement à identifier le réel dans ce qui ressemble parfois à l’image d’une galaxie lointaine? L’émancipation de ces assemblages de pixels est totale par rapport au figuratif photographique. Comme les designers déstructurent pour réinterpréter ce qui nous habille, la photo se désimage, fait un pas de plus sur le chemin tracé par les peintres. Qui sait? Peut-être un jour, Mireille, avec un logiciel de C.A.D. et une imprimante 3D, ira-t-elle jusqu’à créer des “objets photographiques” palpables, en relief? Elle n’est pas au bout de ses surprises. Et nous non plus.
BEYOND THE BORDER 境界を越える
YUKO NAKAYA

La galerie accueille en résidence l’artiste japonaise Yuko Nakaya, dont le travail explore le subconscient comme espace partagé, relié à l’univers et aux cycles du vivant. Pour cette exposition, elle investit le lieu avec une œuvre monumentale pensée comme une expérience immersive. Nakaya cherche à éveiller en chacun une mémoire enfouie, celle d’un univers primordial, intime, lié à la naissance et au sentiment de bien être. Sa peinture devient une fenêtre, non pas pour regarder le monde, mais pour laisser entrer les émotions et ouvrir un passage entre l’ici et le par delà. L’artiste ne représente pas une lumière extérieure, mais celle qui réside en nous, une chaleur intérieure, un espace d’âme.
BEYOND THE BORDER 境界を越える
YUKO NAKAYA
Du 16 octobre au 22 novembre, Arielle d’Hauterives accueille en résidence l’artiste japonaise, Yuko Nakaya. Yuko dépeint le monde du subconscient en quête de l’âme pure et immaculée. En tant qu’artiste, elle a pour but de montrer l’intégralité du spirituel dans l’art. Pouvoir atteindre et réveiller la partie subconsciente chez l’être humain est pour elle un fabuleux accomplissement. Pour cette exposition, elle va investir les lieux de la galerie avec son art monumental.
Ce « subconscient » présent en toile de fond, sous la surface consciente, est partagé par tous les Hommes et les relie dans la mesure où ce « subconscient » est influencé par celui des autres. D’après Yuko Nakaya, cette partie subconsciente est reliée à l’univers et entre en résonance avec lui. De la même manière que l’Homme a depuis toujours cru évident que la lunaison influençait le flux et le reflux de la mer, l’être humain est, lui aussi, influencé par la nature qui l’entoure ― il est constitué de la même proportion d’eau que celle qu’il y a sur Terre. Le corps humain fait partie intégrante de cette Terre car il partage avec elle les mêmes atomes. Dans le corps d’une mère, existe un autre univers qui lui aussi est influencé par les cycles lunaires. Nous tous avons la même expérience subconsciente d’avoir jadis vécu un temps dans cet univers maternel avant notre naissance. Nous l’avons oubliée, ce souvenir du moment passé au sein de l’univers maternel qui pourtant a bercé chacun d’entre nous. Si ce souvenir venait à resurgir et réveiller un sentiment de bien-être, à quel point l’être humain peut-il devenir bienveillant ? L’univers intracorporel lui fait penser, telle la lumière, à une imagerie blanche.
Aucune illustration, aucune peinture ne devrait être un mur, un obstacle, mais plutôt servir de fenêtres. Ces fenêtres sont telles des portes d’entrée qui aspirent nos émotions. Elles se prolongent au loin faisant le pont entre l’ « ici » et le « par-delà ». Ce ne sont pas des fenêtres au travers desquels de l’intérieur on observe un paysage, non, elles sont la porte d’entrée de nos sentiments. L’artiste voudrait dépeindre la lumière. Elle ne parle pas d’une lumière extérieure qui nous illuminerait, mais de la lumière qui réside en notre for intérieur, notre âme qui nous fait briller de mille feux. C’est une lumière emplie de chaleur.
I AM 14
BENEDICTE VANDERREYDT

I AM 14 croise les portraits de trois adolescentes de quatorze ans vivant à Bruxelles, dans un camp de réfugiés en Palestine, et à Lubumbashi au Congo. À partir de l’observation des images circulant sur les réseaux sociaux, Bénédicte Vanderreydt interroge ce que l’adolescence montre d’elle-même, et ce qui se joue avant le clic. En empruntant les codes de la mode et de la publicité, elle invite les jeunes filles à recomposer leur quotidien devant l’objectif. Entre mise en scène et vérité, leurs regards fissurent les poses, laissent apparaître une fragilité, et déplacent la frontière entre image maîtrisée et intimité. Une série sobre et forte sur la construction de soi, le miroir et l’hyper exposition.
I AM 14
BENEDICTE VANDERREYDT
Du 28 août au 20 septembre 2014, Arielle d’Hauterives galerie ouvre ses portes à une série photographie de Bénédicte Vanderreydt. Cette série, intitulée I am fourteen, croise le portrait de trois adolescentes de 14 ans. Valentine vit à Bruxelles, en Belgique ; Ru’a vit dans le camp de réfugiés de Dheisheh, en Palestine ; Loraine vit à Lubumbashi, Katanga, au RD. Congo. Trois jeunes filles, trois villes, trois modes de vie, trois visions différentes de l’adolescence.
Tout a commencé le jour où elle s’est attardée sur le profil facebook de Valentine, jeune belge de 14 ans. Dans ce nouveau journal intime-public qu’est facebook, on se raconte. On vit, on s’aime, on se moque, on se le dit, on se friend, on se defriend… Les centaines de photos de son réseau social l’ont amenée à des questionnements. Que montre l’adolescence au travers de ces images véhiculées par les réseaux sociaux ? Aujourd’hui, à 14 ans, on se photographie. On se regarde. Est-ce à partir de ce miroir qu’elles se construisent ? Dans ce culte de soi et cette hyper exposition, que se passe-t-il avant le clic? En adoptant une écriture entre celle de la publicité et de la mode, elle a souhaité emprunter les codes de Valentine, Ru’a et Loraine. Devant son objectif, elles recomposent leur quotidien. Cette approche de la mise en scène les a amenées à un questionnement sur leur pratique. Entre leurs amies et son objectif, Valentine, Ru’a et Loraine prennent leur place dans ce no man’s land de la vérité. Leur regard adresse à la caméra une fragilité. Leur regard traverse le miroir et brise leurs codes si bien huilés. La mise en abîme photographique n’aura finalement pas laissé indemne ces adolescentes.
Bénédicte Vanderreydt commence à s’intéresser à la photographie à l’adolescence. Ses premières images sont en noir et blanc. Des inconnus dans la rue, dans les supermarchés, ses amis en soirée et son chat d’appartement. La photographie évoluant avec sa vie, plusieurs longs voyages lui ont permis de s’écouter autrement et de regarder autrement. Confrontée au boom du digital, elle se spécialise à l’école des Gobelins à Paris et assiste des photographes de mode à Barcelone et à Paris. Elle découvre le portrait et trouve un ancrage dans cette discipline. Depuis trois ans, Bénédicte se penche sur la narration et développe notamment une série (I am 14) qui traite de l’adolescence. Diplômée de l’IHECS à Bruxelles et de l’école de théâtre Xavi Gratacos à Barcelone, Bénédicte a développé en parallèle un parcours artistique sur les planches, à la radio et dans les autres médias.
DÉCOUVERTES ESTIVALES 2014
EXPOSITION COLLECTIVE

Durant l’été, la galerie met à l’honneur deux regards photographiques. Mireille Roobaert propose une série de formes sphériques issues d’un vide initial, comme une matrice où tout peut advenir. Entre symbolique de l’œuf, monde en devenir et technique de pixelogrammes, ses images s’éloignent du réel pour ouvrir un espace d’utopies et de projections. Nathalie Lamoral, portraitiste reconnue, révèle une série consacrée à Paris où la lumière, les lignes et les courbes composent un graphisme pur. Par un cadrage juste et inattendu, elle transforme l’instant en présence durable, et l’éphémère en éternité.
DÉCOUVERTES ESTIVALES 2014
EXPOSITION COLLECTIVE
Durant le mois de juillet, Arielle d’Hauterives met à l’honneur la photographie. L’exposition Découvertes estivales montre le travail de deux artistes photographes : Nathalie Lamoral et Mireille Roobaert.
Mireille Roobaert crée ici des sphères à partir d’un fond neutre, transparent, vide, tel le chaos initial. A ce dernier succède l’oeuf, il est le premier principe d’organisation, il renferme toutes les virtualités, et de ces virtualités naît la vie, ici naissent les étranges images de cette série photographique. Ces mises en scène détachées de tout référent à une réalité physique laissent libre cours à l’imagination, tout y est possible. L’espace donné à la symbolique est infini, toutes les antinomies coïncident, un monde en devenir nous est proposé, laissant place à toutes les utopies. L’oeuf, la matrice, symbolisent un état primordial, non conditionné,une plénitude, une autarcie sexuelle, l’androgynie, mais aussi la puissance créatrice de vie et à la fois la fragilité de l’oeuf. Quant à sa façon de travailler, Mireille Roobaert, utilise le terme de « pixelogrammes », en référence aux photogrammes qui permettent de créer des images photographiques sans appareil photo, à l’époque l’on impressionnait l’halogénure d’argent avec la lumière sur divers supports, aujourd’hui analogiquement ce principe est transposé avec les pixels de la photographie numérique sur un calque. Les procédés optico-chimiques sont ici remplacés par des procédés logico-mathématiques.
La photographe Nathalie Lamoral, portraitiste de talent (Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld, Jean-Paul Gauthier,…) a confié à Arielle d’Hauterives une magnifique série de photos consacrée à Paris. Tout l’esprit de Nathalie Lamoral se trouve dans le jeu de lumière perçue dans un cadrage inattendu. Courbes et lignes se rejoignent dans un graphisme aussi pur qu’élégant. Instants volés, révélés, dévoilés… par une artiste qui traduit l’éphémère en éternité.
MILIE
MELANIE PEDUZZI

La galerie consacre à Mélanie Peduzzi sa première exposition personnelle, milie, réunissant performance, écriture et photographie. L’artiste travaille par protocoles et aborde la sexualité, la représentation et les codes sociaux avec un ton direct, parfois ironique. Chambre noire met en dialogue dispositif photographique et performance autour d’un corps à la fois exposé et contrôlé. Histoires rassemble une banque d’images retravaillées pour explorer la narration par l’enchaînement photographique. 27 prises associe appareil jetable et écriture, les pellicules restant non développées, laissant au texte le rôle de carnet intime et d’espace de projection. Jarretière est une performance où la dentelle se construit en direct sur le corps, entre geste technique, sculpture et danse.
MILIE
MELANIE PEDUZZI
Mélanie Peduzzi, jeune artiste belge, aborde des questions de sexualité et de représentation. Elle met généralement en place des protocoles qu’elle suit ou fait suivre aux spectateurs. Du 5 au 28 juin 2014, la galerie Arielle d’Hauterives lui consacre sa première exposition personnelle, milie. Elle réunit différents projets impliquant ses trois médiums de prédilection que sont la performance, l’écriture et la photographie. C’est avec un ton brut mais non dénué d’humour qu’elle fait par exemple écho aux codes commerciaux de l’art / de la prostitution.
Chambre noire (performance): Installation où la photographie et la performance s’interrogent mutuellement. Le dispositif est figé : boîte noire, appareil photographique fixe, flash déporté, déclencheur et projection. « Je suis nue, en talons aiguille. Je joue avec le fait de me poser en objet tout en gardant un certain contrôle. »
Histoires (photographies): Banque d’images nées d’une pratique instinctive et quotidienne de la photographie. Matière qui est ensuite retravaillée à travers une recherche sur le pouvoir narratif des images entre elles, comme une tentative de littérature par l’image. « Comme le sexe ou la mort, la photographie est un processus de coupe verticale dans une ligne de temps. Jolies petites histoires, universelles et dégueulasses. »
27 prises (photographies, écriture) : Pratique intensive de la photographie d’un même sujet à l’appareil jetable. Les pellicules ne sont pas développées mais des textes sont présents. Ils sont pour l’artiste un carnet de notes et pour le spectateur un espace de projection qui joue avec ses fantasmes et non sans humour avec son écœurement. « La première image est prise sur un coup d’énervement, j’ai peut-être écarté mes lèvres, peut-être pas. »
Jarretière (performance): Une jarretière en dentelle, objet érotique symbole du dépucelage de la jeune épouse, se construit en direct et trouve son support à même la cuisse de l’artiste. La technique impose un travail de plan, le corps se meut entre danse et sculpture. Un objet est créé, porteur de l’acte. Une collection de jarretières. Ce travail a été conçu en collaboration avec Manon Peresse, artiste textile, travaillant en Bretagne. « La dentelle n’est pas un textile, car elle n’est pas tissée sur un métier. Ce n’est pas une broderie, car elle n’est pas brodée sur un support préalable à elle-même. C’est un procédé de construction d’une esthétique qui sécrète sa propre manifestation tangible sans passer par des supports permanents, des cadres obligés ou des apports extérieurs. »
IMPRESSIONS NON CONCEPTUELLES
EXPOSITION COLLECTIVE

À l’occasion du Parcours d’Artistes, la galerie présente le travail d’Antonia Donate, dont la peinture s’inscrit dans une démarche intuitive et sensible. Sans contrainte formelle, l’artiste traduit en langage non figuratif les impressions laissées par des lieux marquants. Sa palette vive, nourrie de paysages et de souvenirs de voyages, devient le vecteur d’un état intérieur. Chaque toile condense émotions, aspirations et contrastes, entre transparence et opacité. Dans un élan de flux créatif, la peinture agit comme un espace de transformation, permettant de dépasser les tensions du quotidien pour ouvrir sur une expérience plus lumineuse et méditative.
IMPRESSIONS NON CONCEPTUELLES
EXPOSITION COLLECTIVE
Du 2 mai au 1er juin, le Parcours d’Artistes s’installe à Saint-Gilles et à Forest. A cette occasion, Arielle d’Hauterives présente le travail d’Antonia Donate, artiste peintre, à travers l’exposition « Impressions non conceptuelles ». Le Parcours d’Artistes est un moment privilégié de rencontre du travail d’artistes variés, reconnus ou underground, c’est aussi un coup de projecteur sur deux communes ou une région, dans toutes ses nuances culturelles et sociales. Cet événement se montre à chaque édition plus diversifié et sera encore une fois en 2014 un outil de cohésion pour la multi-culturalité propre aux deux communes.
Les œuvres d’Antonia Donate ont toujours été liées à son état d’esprit. Quand elle peint, elle ne se fixe aucune norme, ni contrainte. Par son travail actuel, elle interprète de manière non figurative les impressions fortes que certains lieux insolites lui ont laissées. Aujourd’hui, sa palette est composée de couleurs vives. Vives comme les couleurs de l’arc-en-ciel, des prairies en fleurs du nord de la Californie, des paniers de laines de l’île de Crète, des couchers de soleil d’Ibiza ou encore du stupa de Bodh-Gayâ en Inde.
Qu’elle soit paisible et enchantée ou bien agitée et inquiète, peu importe. Tout est dans sa toile : ses souvenirs, ses rêves et aspirations, sa transparence et son opacité. L’état de flux créatif provoqué par ces expériences lui permet de transcender les frustrations du vécu ordinaire et de positiver les adversités.
OFF – CONTEMPORARY ART FAIR BRUSSELS 2014
EXPOSITION COLLECTIVE

Exposition collective dans le cadre de la 3e édition de la foire OFF Brussels.
DÉCOUVERTES PRINTANIÈRES 2014
EXPOSITION COLLECTIVE

Découvertes printanières rassemble quatre artistes autour d’un motif inattendu, le lapin, prétexte à explorer des univers plastiques très différents. Dominique Romeyer articule formes organiques et grilles modernistes, jouant la tension entre géométrie, matière et couleur. Françoise Steurs travaille la surface comme un terrain vivant, mêlant épaisseur, mouvement et fragments d’images issues de l’actualité, ici déplacées vers une iconographie plus déroutante. Hanna Ilczyszyn saisit l’innocence fragile de l’enfance dans des dessins où le masque du lapin devient trouble identitaire et jeu anxieux. Ruta Jusionyte, enfin, ouvre la porte du fantastique et de la métaphore, explorant par ses sculptures et dessins la lutte, l’instinct et la part archaïque de l’humain. Une exposition légère en apparence, traversée par des questions plus profondes.
DÉCOUVERTES PRINTANIÈRES 2014
EXPOSITION COLLECTIVE
Arielle d’Hauterives présente une exposition collective de quatre artistes « Découvertes printanières ». Quatre artistes, Dominique Romeyer, Françoise Steurs Hanna Ilczyszyn et Ruta Jusionyte nous dévoilent leurs interprétations et leurs visions différentes de la thématique du lapin à travers leurs dessins, peintures et sculptures.
Les œuvres présentées à l’occasion de cette exposition sont issues d’un ensemble de peintures et œuvres sur papier faisant suite au dessin-clé, Sans Titre (Alice) de 2008, déformation du damier offrant des lignes courbes et subjectives. Damier ou grille dont la présence constante dans le travail de Dominique Romeyer fait référence à l’abstraction géométrique de la période moderniste et sa mise à l’épreuve, notamment avec l’enduction du fond de la toile avec de la résine ou l’emploi d’un support en microfibre tendu sur le châssis. Les découpages gouachés des Blue, Red and Green Rabbits (2008) sont fabriqués à partir d’une image, non pas choisie de façon préméditée mais appartenant au « répertoire visuel » de l’artiste et s’imposant d’elle-même. Le pourtour de la forme et la découpe sont indissociables et mettent en exergue des formes souples et simplifiées. En 2009, ces formes sont recueillies et appliquées sur des toiles de format carré, présentant des schémas géométriques et minimalistes aux fonds plans et colorés. Ces œuvres laissent à penser que nous ne sommes pas dans un art purement géométrique, abstrait ou coupé de tout réalité extérieure puisque coexistent schémas géométriques et formes plus organiques.
Françoise Steurs travaille, quant à elle, la matière. Ses œuvres sont créées sur un papier empreint d’imperfection sur lequel elle ajoute, par mouvements amples et dynamiques, des matières plus épaisses. Un véritable dialogue naît entre l’artiste et le papier. Lectrice compulsive, elle découpe des photographies de l’actualité qu’elle intègre ensuite dans ses toiles. Ces photographies sont retravaillées ou collées à l’état pur ou disparaissent dans la matière. L’artiste leur donne une autre dimension et leur permet de se révéler dans la toile pour acquérir une nouvelle présence. Ses toiles mettent en avant, intentionnellement ou non, des personnages solitaires, flottants, perdus. Pour cette exposition, elle troque ses personnages pour des lapins. A travers ceux-ci, elle nous emmène dans un voyage singulier dans l’immense fugacité du monde contemporain. Son travail plastique retrace un itinéraire de la mémoire sur papier journal. « C’est peut-être en nommant les choses qu’on peut se débarrasser du côté pesant des choses », cette phrase, tirée du livre « La Reine du Silence » de Marie Nimier, s’applique aussi bien aux mots qu’à la peinture de Françoise Steurs.
Hanna Ilczyszyn est une jeune peintre polonaise vivant en Belgique. Elle a étudié à l’Académie Royale des Beaux-arts de Gand et à l’Académie des Beaux-arts de Wroclaw en Pologne. Ses dessins sont en noir et gris rehaussés de plages de couleurs vives. Son travail plastique capture l’innocence et l‘incertitude de l’enfance. Les œuvres d’Hanna laissent entrevoir l’anxiété et la confusion des enfants qui évoluent dans un monde imprévisible où tout est neuf. Un masque de lapin dissimule le visage de certains enfants, rendus impersonnels. D’autres sont déguisés en lapin multicolores, renvoyant aux jeux appréciés par les enfants : cache-cache, se déguiser, mettre des masques…
L’œuvre de Ruta Jusionyte nous emmène vers le fantastique en interrogeant la bestialité inhérente à l’homme. Ruta, au travers de ses sculptures et de ses dessins, s’interroge sur les notions d’affrontement, de lutte, demandant comment résoudre les conflits, au cœur de l’histoire et de la nature humaine. Ruta parle ainsi de son pays et de ses sources d’inspiration : « La culture a été rayée, détruite pendant l’occupation russe, et même le savoir-vivre. Cinquante ans d’occupation et de privation, ça compte. A la libération, on s’est aperçu qu’on était des sauvages sans le minimum de culture pour vivre le quotidien. Mais moi, je sentais une culture profonde, enfouie, une culture souterraine. Quelques artistes lituaniens ont compris cela et n’ont pas peur du ridicule, de l’absurde et de la crise comme ils n’avaient pas peur d’attaquer l’envahisseur russe par la métaphore et les messages de leur art. Exprimer, c’est aussi laisser émerger ce monde de la métaphore, un monde archaïque en moi… mon seul héritage, c’est ma culture lituanienne qu’il m’est nécessaire d’exprimer ; et mon outil d’expression, c’est la métaphore qui détourne les situations pour arriver au but. » Ruta réalise, seules ou en installation, des sculptures, des peintures et dessins, qui, dans leur puissante expressivité, flirtent avec un certain expressionnisme, qui fait s’exprimer ainsi Marie Deparis-Yafil, critique d’art : « C’est peut-être davantage les tréfonds de la nature humaine, sa manière de s’élever au-delà de la bestialité, tout en en conservant les traces, que questionne l’artiste. Avec profondeur et circonspection, elle s’efforce de saisir la manière dont se jouent les relations à l’Autre, dans la confrontation, le conflit, l’adversité, dans l’esquive, dans la tentative de conciliation, et d’amour. Et toujours, quoiqu’il arrive, la résistance de la vie, et de l’art, face à la l’oppression et à la destruction, la force de l’intelligence perpétuellement en lutte, en laquelle croit, résolument, Ruta. » Et la dimension parfois mythologique de ses œuvres relève autant de ce questionnement sur les origines que de la façon dont se construit l’avenir. »
ART UP ! FOIRE D’ART CONTEMPORAIN DE LILLE
EXPOSITION COLLECTIVE

Présentation de Nete Olsen et Oxana Taran à Lille, France.
OPUS
EXPOSITION COLLECTIVE

L’exposition Opus réunit Anne de Bodt et Patricia Kinard autour d’un lien commun à la musique, vécu de manière radicalement différente. Anne de Bodt tisse et assemble partitions et fragments de papier, reliés par des fils de soie, dans une poésie de vides, de transparences et de silences. Patricia Kinard peint immergée dans les œuvres qu’elle écoute, de Ravel à Mahler, puis Sibelius, Fauré ou Rachmaninoff. Ses toiles traduisent des mouvements, des rythmes et des apparitions de couleurs, comme des paysages intérieurs nés de l’écoute. Deux ateliers, deux gestes, une même source, la musique comme langage de l’indicible.
OPUS
EXPOSITION COLLECTIVE
L’exposition « Opus » réunit deux plasticiennes dont les œuvres actuelles, très différentes l’une de l’autre, témoignent d’un lien profond mais à son tour distinct, avec la musique.
Anne de Bodt tisse. Patricia Kinard peint. La première travaille dans un silence seulement adouci par le pépiement des oiseaux du voisinage. La seconde à l’écoute des musiques dans lesquelles elle s’immerge. Anne de Bodt a vécu son enfance entourée de musiciens. Arthur Grumiaux, le violoniste célèbre avait par exemple été invité à travailler dans le salon familial. Patricia Kinard découvrira la musique comme une révélation alors qu’elle peint déjà depuis plusieurs années. Ce fût Ravel. Puis Mahler avec les symphonies duquel elle réalisa une trentaine d’œuvres. Aujourd’hui, d’autres peintures naissent des rencontres avec Sibelius, Fauré, Chausson, Rachmaninoff, Szymanowski, Dutilleux, Campo…
Entrons dans l’atelier.
Anne de Bodt s’est assise. Elle s’émerveille devant la beauté d’une partition ou encore la forme d’un instrument de musique dont elle possède les photographies. Elle prend les ciseaux, découpe en lamelles. L’outil émet un son léger et régulier. Le papier demeure silencieux. Plus tard, elle reliera ces fragments à l’aide de fil de soie. Elle en fera des voilures ou les enroulera. Elle les dressera, parfois en forme de lyre ou les accrochera sur une branche d’arbre qui dort, tranquille sur un coin de la table. Puis, elle se lèvera et rejoindra le salon où l’attend son mari pour une heure de musique pure. Mozart, Bach, Verdi. Patricia Kinard demeure debout. Depuis un moment, la musique colore l’atelier et la pénètre. Elle ne sait pas où la mènera la symphonie n°8 de Brückner ou encore ce « Bruissement de la mer la nuit » de Gabriel Dupont. Elle ressent des qualités de couleurs profondes, vivantes, visualise des mouvements venus des fonds sombres et lointains et d’autres dont son pinceau fait écho. Ses gestes sont précis, tintements de clochettes ou souffles traversant. Quand elle sortira de l’atelier, elle aura tout oublié des procédures et de ces moments particuliers durant lesquels elle a échangé avec le chef d’orchestre et le compositeur, mais qui le saura, une larme et un sourire. Elle se prépare une tasse de thé. Dans quelques minutes, elle va retrouver ses amis pianistes, chanteurs ou chefs d’orchestre sur Facebook et grâce à eux, écouter encore ou découvrir de nouvelles musiques.
On cherchera chez Anne de Bodt, la trace du réel. Un do, une clef de sol, un violon. L’essentiel est entre ces références. Dans les vides, les graphes tremblants des fils, la transparence des papiers, la pâleur des coloris. La poésie.
On aimerait reconnaître chez Patricia Kinard la présence d’un océan, de la brume, d’une montage ou d’une forêt. Ce sont des apparitions nées du fond de la nuit, des instants de rencontres éphémères entre deux teintes, des rythmes, des mouvements. Car, comme l’écrit Pascal Quignard (« Tous les matins du monde »), « la musique est simplement là pour parler de ce dont la parole ne peut parler. En ce sens, elle n’est pas tout à fait humaine ».
DÉCOUVERTES HIVERNALES 2013
EXPOSITION COLLECTIVE

Cette exposition collective réunit quatre artistes dont les pratiques, bien que différentes, convergent autour du corps comme mesure du monde. Sibylle Baltzer développe une abstraction lyrique où couleur et forme dialoguent dans des compositions vibrantes, parfois enrichies d’éléments en relief. Yuko Nakaya présente des ensembles de petites maisons modelées, qui évoquent des communautés fragiles, à la fois ouvertes à la poésie et marquées par une forme d’autarcie. Raphaèle Bernard Bacot insuffle le mouvement de la danse dans ses représentations de fruits et de végétaux, transformant la nature en une présence vive et rythmée. Laura Cascone mêle poésie et installation, transformant le texte en matière visuelle pour rendre hommage à la force évocatrice des mots et à la liberté de l’imaginaire.
DÉCOUVERTES HIVERNALES 2013
EXPOSITION COLLECTIVE
La galerie Arielle d’Hauterives présente une exposition collective de quatre artistes du 19 décembre 2013 au 24 janvier 2014. Ces quatre peintres et plasticiennes pratiquent quatre expressions très différentes mais qui ont toutes un lien précis avec le rapport qu’elles entretiennent au corps. Le corps comme mesure du monde, le corps habité d’une âme et le corps dansé.
Sibylle Baltzer est née en 1973 à Paris. Elle vit et travaille à Marrakech. C’est l’abstraction lyrique qui occupe cette artiste. Sur de grandes toiles ou panneaux de bois, la couleur est posée en larges aplats. Ainsi armée d’orange vif, de vert printanier, d’un noir puissant,… l’artiste crée des formes d’une grande pureté qui dialoguent avec d’autres, en un ballet gracieux, parfois géométrique parfois organique. Sur certaines toiles, les surfaces s’épaississent, la matière de la peinture prend le dessus. Des textures apparaissent. A d’autres moments, un élément en relief s’ajoute : pièce récupérée, ramassée, élue pour sa forme et sa couleur, elle permet de donner un aspect de bas-relief à l’œuvre. Comme mues par elles-mêmes, les couleurs débordent parfois les extrémités du cadre et vont coloniser l’épaisseur du châssis. La forme et la couleur sont les deux éléments à la genèse de l’œuvre. Quels sont les songes qui peuplent l’imaginaire de Sibylle Baltzer, d’où viennent ses formes qui donnent à voir de l’émotion et de l’intime ?
Yuko Nakaya est une artiste japonaise. Elle vit et travaille à Nagoya. Elle a passé 4 années à Bruxelles durant lesquelles elle a fréquenté l’Académie de des Beaux-Arts de Watermael-Boitsfort. C’est la deuxième fois qu’elle participe à une exposition à la galerie Arielle d’Hauterives. C’est une colonie de petites maisons blanches que présente Nakaya. Chaque petite maison a été modelée pour être unique, charmante, dressée fièrement comme un pion de jeu d’échecs. Mises les unes à côté des autres, toutes ces maisons forment des villes et font comme une tribu de personnages. Leurs fenêtres sont des yeux, leur porte, leur bouche. Derrière le côté ludique, derrière la simplicité de la blancheur du matériau utilisé, c’est comme un ensemble d’âmes, ou des parcelles de celle de l’artiste qui font le guet, ne laissant entrer personne. Le spectateur se penche sur les cercles formés par les maisons rassemblées, en sent l’harmonie, mais aussi l’autarcie. Une grande poésie se dégage de ces cercles fermés.
Raphaèle Bernard-Bacot place la danse au coeur de sa démarche artistique depuis sa collaboration avec le chorégraphe Serge Ricci pour la réalisation du livre d’artiste «16 Figures». C’est la nature morte qui l’occupe aujourd’hui. Raphaèle Bernard-Bacot s’emploie avec ses « Fruits dansés » à mettre en mouvement les récoltes du potager du roi de Versailles. Mêlant une représentation réaliste d’un radis, d’une aubergine… avec un arrière-fond mis en couleurs de manière plus brute (coups de brosses, taches,…), elle fait littéralement danser le végétal représenté. Presque musicaux, ses dessins sont rythmés par les « poses » prises par les morceaux de nature que l’artiste choisit de représenter. C’est, comme souvent loin d’être une nature morte. Voici dont une nature vive, bien vive. Sa palette aux tons doux et sourds offre un rendu extrêmement plaisant.
Laura Cascone: « Un poème qui se métamorphose en une installation, des mots qui se transforment en couleurs, telle est «ALDA», une œuvre poético-picturale qui se veut être un hommage à la poétesse italienne Alda Merini. La peintre d’origine italienne, Laura Cascone, aime associer diverses expressions artistiques et, pour «ALDA», elle a utilisé un poème qu’elle a morcelé sur papier afin de ‘dessiner’ l’harmonie des phrases, transformer les mots en images et faire partager l’œuvre d’une «des figures les plus spectaculaires et les plus aimées de la poésie italienne» (Le Monde, 2 décembre 2009). La poésie: cet art qui éveille nos émotions, qui ouvre nos esprits! … et comme le disait Alda Merini «La maison de la poésie n’aura jamais de portes».
FOTOFEVER PARIS
MELANIE PEDUZZI

Photographic room est une installation performative où photographie et performance se répondent. Dans une boîte noire, le public est invité à entrer et à photographier l’artiste, présente comme modèle et initiatrice du dispositif. L’image n’existe pour le participant que le temps du flash, tandis qu’elle se projette simultanément à l’extérieur pour le spectateur resté hors de la boîte. Le travail questionne le statut de l’image, le corps, et la relation individuelle à ce qui est proposé. Histoires naît d’une pratique quotidienne et instinctive de la photographie, pensée comme un acte d’exposition de l’intime banal. Le projet explore aussi le pouvoir narratif des images entre elles, comme une tentative de littérature par l’image.
FOTOFEVER PARIS
MELANIE PEDUZZI
Mélanie Peduzzi
Photographic room
Ce travail est une installation où la photographie et la performance s’interrogent mutuellement. Le dispositif est figé : une boîte noire, appareil photographique fixe, flash déporté, déclencheur et projection. Peuvent aussi être identifiés le modèle, le photographe, le processus de création d’une image et sa retranscription. « Je suis nue, en talons aiguille. Je m’amuse avec l’idée de me poser en objet tout en gardant un certain pouvoir. J’aime aussi le côté décalé de la situation et l’imaginaire que cela peut porter, aussi bien dans la boîte qu’à l’extérieur. » Les spectateurs sont invités à pénétrer dans l’espace obscure de la boîte. S’y trouve le modèle, auteur de la proposition, qu’ils doivent photographier. Chaque spectateur y met l’énergie et la précision qu’il souhaite sur la base du dialogue avec l’artiste. La photographie qu’il crée ne dure pour lui que l’instant du flash et lui est personnelle, son œil n’étant pas l’objectif. L’expérience est retranscrite en direct dans l’espace du spectateur passif qui ne vivra que l’image créée par l’appareil. Qui n’est peut-être rien Frustration. Plus que de s’interroger sur le processus de création d’une photographie on peut également se questionner sur le statut de l’image ainsi que sa présence dans le milieu de la performance. Ce qui intéresse l’artiste est aussi d’observer le rapport que chacun va, de manière individuelle, entretenir avec ce qui lui est proposé : l’image, le corps. Ici la photographie est le moteur de l’action mais elle est aussi l’objet qui en résulte. Elle existe dans deux formes qui font trace. L’enregistrement sonore de chaque passage associé aux photographies et l’édition réunissant toutes les photographies numérotées.
Histoires
Ce travail est né d’une pratique instinctive et quotidienne de la photographie mais est aussi pensé comme un acte. Celui d’exposer sa vie intime dans ce qu’elle a de plus banal. Ce qui se trouve dans l’image entretient toujours un rapport avec le corps du photographe. Il est interne à l’image, sa présence est lisible. C’est aussi une recherche sur le pouvoir narratif des images entre elles. Une tentative de littérature par l’image.
A propos de l'artiste
Mélanie Peduzzi
Mélanie Peduzzi est née en 1989 en Bretagne. Elle obtient le D.N.A.P de l’école supérieure des Beaux-arts de Quimper en 2010. L’année suivante, elle renoue avec ses origines belges et intègre La Cambre Arts ...
REGARDS CROISÉS
EXPOSITION COLLECTIVE

Regards Croisés réunit Emilie Danchin et Vida Mehri autour de questions communes, féminité, identité, déracinement. Emilie Danchin présente Belle comme une image, une série de portraits de femmes issues de l’immigration marocaine, réalisées dans un cadre d’atelier photothérapeutique. Entre pudeur et force, les images révèlent une identité intérieure, construite à partir d’objets et de souvenirs mis en scène sur fond blanc, avec une grande rigueur plastique. Vida Mehri, artiste iranienne vivant en Belgique, explore la censure et l’auto censure, la tension entre identités culturelle, sociale et virtuelle. Dessins, installations et vidéos s’articulent autour d’un rapport direct à l’actualité iranienne, à la distance et aux traces, comme des images perforées, fragmentées, traversées d’urgence et de métaphores.
REGARDS CROISÉS
EXPOSITION COLLECTIVE
Du 18 octobre au 7 décembre, la Galerie Arielle d’Hauterives propose Regards Croisés, une double exposition qui associe le travail d’Emilie Danchin et de celui de Vida Mehri. Deux artistes qui empruntent des chemins artistiques autonomes et très personnels pour se rejoindre dans leur questionnement de la féminité, de l’identité et du déracinement.
EMILIE DANCHIN
Dans sa série de photos Belle comme une image, Emilie Danchin propose des portraits symboliques de femmes issue de l’immigration marocaine, peu habituées aux regards sur elles-mêmes, et méfiantes vis-à-vis du regard public. Réalisées dans le cadre d’un atelier photothérapeutique, proposé à l’initiative du Wiels, à des femmes de la Maison des Femmes à Forest, ces images questionnent et révèlent avec force et pudeur une identité féminine souvent intériorisée depuis le plus jeune âge.
Le visage couvert de leurs voiles pour ne pas être vues, ces femmes se dévoilent paradoxalement de l’intérieur. Ces photos sont l’aboutissement d’un travail d’introspection émotionnel par le biais d’un objet, d’un souvenir mis en scène dans une performance. Emotionnellement fortes, les images sont également d’une grande rigueur plastique. Cadre soigné, fond blanc et composition maîtrisée. Une dimension artistique qui prolonge et rejoint le travail de portraits noir et blanc que l’artiste réserve à son fidèle Hasselbald. Emilie Danchin a toujours exploré les marges. Photographe, mais aussi thérapeute et philosophe, elle a toujours appréhendé la photographie comme un terrain d’expérimentation psychique, un travail exploratoire à l’écoute des bruissements de l’intimité pour ramener à la surface des infimes vibrations du vécu.
Emilie Danchin découvre la photographie à peu près en même temps que la psychanalyse, au cœur de l’enfance. Longtemps pratiquées de manière cloisonnée, ces deux démarches d’observation et de compréhension de la personne humaine se sont retrouvées dans la photothérapie. Entre 1995 et 2005, elle réalise des séries de photos sur l’amour, Les Abattoirs, Le Taxidermiste, La Somnambule et Le Transfert. En 2011, elle publie Terrain connu aux Editions Yellow Now et inaugure la pratique de l’Analytique photographique, une approche thérapeutique d’inspiration analytique. Enfant, elle a découvert dans la photo, un sésame pour aller à la rencontre des autres en étant protégée. Dans la photothérapie, elle s’appuie sur la photographie pour révéler l’inconscient visuel des modèles, en captant leurs émotions, leurs sensations, leurs intuitions et leur imaginaire.
VIDA MEHRI (VIDA LIZA)
Les thèmes de la censure et de l’auto censure sont au centre du travail de Vida LiZa, une artiste iranienne aujourd’hui établie en Belgique. « Ces thèmes m’obsèdent depuis que j’ai quitté l’Iran, une société rigidifiée par les filtres sociaux et la censure, pour aller étudier les Beaux-Arts en Suède, perçue comme une société libre. » Son travail explore les tensions entre deux identités, sociale et culturelle, d’une part et virtuelle, de l’autre, l’impossible définition de l’appartenance et tout ce qui dans la construction sociale peut modeler la personnalité et les comportements des individus.
L’art de Vida Liza se confond avec sa vie. Toute sa création est irriguée par ses doutes, ses questionnements intimes. Aux souvenirs et émotions qui remontent de ses 24 années passées en Iran se superposent les échos de la vie qui y continue sans elle. La distance n’atténue pas l’urgence imposée par le contexte social et politique, comme par les espoirs, les frustrations de ses proches.
Son travail se déploie sur différents types de supports : dessins, installations, mixed medias ou vidéos. Son laptop est devenu une fenêtre sur son pays. Une fenêtre qui crache des photos qu’elle imprime sur toile pour les perforer de trous qui prolifèrent comme la censure. Les dessins de la série Let it be évoquent des scènes entre rêve et la réalité qui laisse ses fils rouges, ses bandes de collant et des bouts de texte en persan. Elle se met en scène croquée d’un trait rageur, frontal et ironique à la limite de la farce avec l’image obsédante des cafards qui grimpent sur les corps ou se multiplient comme une menace incontrôlable. La menace est aussi présente dans son film « My fingers grew and stuck to the asphalt » une métaphore poétique qui respire et rêve avec les habitants d’une ville sous la menace d’un mystérieux et fatal poison.
Vida est née à Téhéran en 1984. Elle a étudié l’architecture à l’université Azad. En 2009, elle part pour la Suède et décroche un Master en Beaux Arts à l’université d’Umea. Depuis 2011, elle vit en Belgique où elle a obtenu un post graduat en Arts Media Design à Sint Lukas, Bruxelles.
ART ON PAPER+1
EXPOSITION COLLECTIVE

À l’occasion d’Art on Paper +1 au White Hotel Brussels, la galerie présente une exposition collective réunissant Alejandra Corral, Iris Fossier, Nuria Della Rosa, Oxana Taran, Anne Catherine Nesa, Alice Pieters, Anne de Harlez, Nete Yde Olsen et Raphaèle Bernard Bacot. Autour du papier comme médium central ou point de départ, les artistes développent des pratiques variées, entre dessin, peinture, volume et gestes hybrides, révélant la richesse expressive et la diversité des écritures contemporaines.
ART ON PAPER+1
EXPOSITION COLLECTIVE
À l’occasion d’Art on Paper +1 au White Hotel Brussels, la galerie présente une exposition collective réunissant Alejandra Corral, Iris Fossier, Nuria Della Rosa, Oxana Taran, Anne Catherine Nesa, Alice Pieters, Anne de Harlez, Nete Yde Olsen et Raphaèle Bernard Bacot. Autour du papier comme médium central ou point de départ, les artistes développent des pratiques variées, entre dessin, peinture, volume et gestes hybrides, révélant la richesse expressive et la diversité des écritures contemporaines.
DESIGN SEPTEMBER – REGINA VIRSERIUS
REGINA VIRSERIUS

Présentée dans le cadre de Design September, la série una cosa mentale de Regina Virserius n’est pas une simple étude d’objets design. En photographiant des chaises iconiques frontalement, à l’échelle presque réelle, l’artiste questionne la perception du monde et la puissance mentale de l’image. Avalées par l’ombre ou brûlées par la lumière, ces formes deviennent matière picturale, d’une richesse dense, entre volume et surface. Venue de la sculpture, Virserius explore les rapports entre plan, espace et texture, et révèle comment la photographie, en condensant le réel, ouvre une dimension nouvelle dans l’espace du spectateur. Chaque diptyque oppose obscurité et effacement, comme deux faces d’une même vision.
DESIGN SEPTEMBER – REGINA VIRSERIUS
REGINA VIRSERIUS
Du 5 au 30 septembre 2013, Design September s’installe dans différents lieux à Bruxelles. Un festival consacré au design avec près de 100 événements déclinés autour du meuble, d’objets, de produits industriels, d’architecture, de conceptions graphiques… Au programme: expositions, conférences, vernissages, débats, films, visite d’ateliers de designers… Design September propose une vision particulière et spécifique sur les designers belges et sur les questions internationales liées au thème.
À cette occasion, la Galerie Arielle d’Hauterives expose Regina Virserius.
La série una cosa mentale de Regina Virserius que la Galerie Arielle d’Hauterives expose dans le cadre de Design September n’est pas qu’une histoire de chaises. Ces photos interrogent la perception du réel. Venue de la sculpture, l’artiste est fascinée par les objets, par ce qu’ils évoquent et suggèrent, plus que par ce qu’ils sont. Elle aborde son travail pictural comme une mise en relation entre le dehors (monde sensible) et le dedans (monde imaginaire).
Dans les diptyques qui composent la série una cosa mentale, on distingue des chaises abordées de manière frontale, pratiquement à l’échelle un sur un. Ces chaises, icônes de l’histoire du design, apparaissent tantôt avalées par l’obscurité, tantôt brûlées par la lumière, dans des grands formats qui restituent une matière picturale d’une très grande richesse. En affirmant que l’image est une chose mentale, Regina Virserius, fait référence au propos la pittura è mentale de Léonard de Vinci, sans pour autant se placer sur le terrain du concept pur, car sans la réalité objective de départ, l’image n’existerait pas.
Affûtée par son œil de sculpteur, elle explore les rapports entre espace, plan et volume. Paradoxalement, en passant de trois à deux dimensions, elle enrichit la lecture du réel. « L’image est plus contraignante que la sculpture au sens où je travaille les sujets comme une matière extensible, appréhendée à travers ses caractéristiques de volume, de matière, de lumière, de texture et de ligne. Condensée dans l’opacité de l’image, la forme inscrite dans le tableau photographique prend une nouvelle dimension dans l’espace réel du spectateur. »
La série una cosa mentale s’accompagne d’un livre, première monographie de l’artiste. Ce travail photographique, réalisé entre 2008 et 2010, a donné lieu à un ensemble de 54 images traitées en diptyques. A la version sombre, noire et absorbante de chaque image répond son écho blanc, lumineux et effaçant.
Née à Helsingborg en Suède en 1969, Regina Virserius a étudié l’histoire de l’art, le cinéma et le théâtre à Lund et ensuite, la sculpture à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Lauréate de l’Académie de France à Rome en 2000 (Villa Médicis), elle vit et travaille essentiellement à Paris. Sa pratique photographique privilégie le travail en séries qui puise une part de son impact visuel dans le nombre et la répétition. En 2003, la série Paysages d’enfance agrandit les jouets d’enfance, Que font les mains, en 2004 aborde, comme un paysage, des mains surprises dans des gestes quotidiens. Avec Atlas, Imago Mundi en 2008, elle livre une série de nature morte épurées des aliments qui entrent dans les rites culinaires des trois monothéismes.
Séance de dédicace du livre Una Cosa Mentale par Régina Virserius :
Vendredi 20 septembre de 18 à 21h
DÉCOUVERTES ESTIVALES 2013
EXPOSITION COLLECTIVE

Découvertes estivales rassemble plusieurs artistes dont les démarches interrogent le rapport au monde, à la mémoire et à l’imaginaire. Alice Pieters explore les comportements contemporains à travers un dessin au fusain qui oscille entre apparition et effacement, révélant la complexité des mystères humains. Mireille Roobaert poursuit son travail sur le pixel, les reflets et les fausses symétries, créant des images où réalité et imaginaire se superposent. Oxana Taran peint des images mentales issues de souvenirs et de perceptions intérieures, matérialisant un flux visuel continu. Christina Jékey, par la sculpture, investit l’espace avec des formes qui interrogent matière, équilibre et beauté. Hipolythée développe un univers symbolique nourri de contes et de figures hybrides, invitant à repenser notre rapport au temps et au monde. Renée Delhaye, enfin, capte des instants du quotidien à travers une peinture délicate et lumineuse, où le voyage et la nature nourrissent une vision sensible et apaisée.
DÉCOUVERTES ESTIVALES 2013
EXPOSITION COLLECTIVE
Découvertes estivales est un accrochage collectif de 6 artistes.
Alice Pieters : L’oeuvre d’Alice Pieters peut paraître sans façon et simple pourtant elle n’est pas dénuée de complexité. Ses oeuvres d’art représentent une réflexion sur les comportements contemporains. Sa démarche se définit comme une communication poétique vis-à-vis de son entourage quotidien. (…) Que ses sentiments soient variables ou mêmes fluctuants, ils sont représentés par l’emploi du fusain, matière qui permet de définir mais aussi d’oblitérer les signes dont le traît persiste, eux-mêmes étant le simulacre du présent. Concrétisation et mystification forment le contenu et définissent les contours de l’oeuvre d’Alice Pieters qui nous confirme que les mystères humains sont essentiels à la création. [Glenn van Looy]
Mireille Roobaert : La photographe crée ses œuvres en manipulant les pixels un à un car selon elle : « ils contiennent chacun une part de vérité essentielle ». Elle se consacre spécialement aux questionnements sur les thématiques récurrentes des fausses symétries, impressions surréalistes d’une réalité flouée mais devenue visible, autant de sensations de miroirs twistés, d’une perception à deux visages qui montre à la fois le passé et le futur à travers l’œilleton. Le grand pilier de son art traite les reflets de l’eau, avec leur part symbolique de fertilité, de féminité, de fluidité, ce qu’elle appelle joliment « MIDMVV » : le Monde Imaginaire De Ma Vraie Vie. Les noms de ces images portent déjà en eux l’exigence de poésie de leur auteure : « Il pleut des lunes », « En fin »… Comme dans la vie, Mireille Roobaert transforme la réalité qui l’a elle-même transformée, hors des sentiers battus, et rassemble ou oppose, selon, deux mêmes choses différentes. Elle appartient à la génération argentique, mais Photoshop est son outil. Déjà avant l’apparition du numérique, dans la chambre noire, elle jouait de la photo expérimentale, mélanges de formes et de matières. Aujourd’hui grâce à l’informatique, l’artiste peut aller beaucoup plus loin. Dans un seul pixel, elle intègre une multitude d’informations. Il y a des messages cachés dans ses pixels, comme dans chaque atome de vie. L’informatique lui offre une liberté infinie du bout de son stylet, et elle sculpte l’image, modèle le message. Chaque lieu vide l’inspire, et elle le remplit de sens. Ainsi, à remplir ses espaces de graphismes et de couleurs, Mireille questionne ce qui habite le vide.
Oxana Taran : Les dessins, peintures et installations d’Oxana Taran sont en fait des interventions minimalistes dans l’espace. Son médium préféré est la peinture. Taran peint ce qu’elle voit et ressent. Ses peintures parlent d’images visuelles archétypales, qui spontanément et soudainement parviennent à son esprit, déclenchées par une large variété de stimuli : un panneau d’affichage d’une compagnie aérienne bulgare, un mur aveugle ou la façade peinte d’un immeuble d’appartements à côté d’une série de maisons modestes, etc. Ce qu’elle peint n’est pas réel. Ce sont des souvenirs d’un temps et d’un espace qui n’ont jamais été, mais qui ont été générés par le pouvoir de l’imagination. Taran matérialise, en fait, un processus mental visuel à travers le médium du langage plastique. Dans une interview, l’artiste fait référence aux « images qui bougent sans cesse », et comment elle choisit certaines de ces images qui apparaissent dans une tornade ininterrompue de pensées. Taran, elle-même, considère ses peintures comme faisant partie d’un puzzle. Elle parle de « dévoiler un fragment de vérité », ou de « représenter un fragment de la face intérieure ». Elle a donné un nom à son projet: Aerozona.
Christina Jékey (sculptures): « Exploratrice inlassable des multiples possibilités qu’offrent des matériaux divers, tels que le bois, le métal, la pierre, le plexiglas et le verre, Christina Jékey occupe l’espace d’une façon intense. Elle débusque toutes les possibilités du matériau d’origine et lui invente une nouvelle vie. Elle élabore une œuvre exigeante, méditative, qui interroge les lois de l’univers, et qui dans la lignée de certains grands sculpteurs contemporains, ose aussi, tout simplement, affirmer la beauté. Ses œuvres nous fascinent et nous offrent ce qu’on appelle un supplément d’âme, sans aucun compromis. » Jo Dustin
Hipolythée (peinture et sculpture): Le temps est à la crise, le temps est à la peur, le temps est à la haine, le temps est à la rancœur, le temps file, le temps détruit, le temps inquiète. Hipolythée ose une réponse à tous les comploteurs de l’ère du soupçon. Après ses « Humains de Compagnie », voici les « Contes à rebours » qui viennent nous entraîner sur les chemins de lendemains réenchantés, partagés, vivants, possibles, accessibles dès lors que nous consentons à une prise de conscience collective. Car Hipolythée nous convoque à un défi : changer le monde et les choses qui le peuplent en se faisant du bien ! Ici, dans l’œuvre d’Hipolythée, qui se construit avec et non pas contre le temps, tout est symbole ! Frappe et elle t’ouvrira son univers ; demande et elle te répondra à travers ses toiles, crois en l’avenir et tu verras alors que rien n’est perdu, pas même le paradis ! A travers ses toiles, Hipolythée montre que le monde est un éternel recommencement sauf si… Elle nous oblige à changer de fenêtre, à regarder autrement, à se positionner différemment, à s’aider des contes de notre enfance, contes de nos enfants, rêves enfouis, peurs salutaires. Et d’un coup de pinceau, voici Barbe Bleue pétrifié, Blanche Neige, toujours en présence d’une gallinacé, comme le paradigme de l’instauration réelle de droits humains où la femme n’est plus une poule de luxe. Les masques parlent d’eux mêmes avec les codes qu’ils transpirent pendant que les chouettes reviennent chatoyer nos rêves et que les têtes réduites ne sont plus les espèces en voie de disparition mais en voie d’apparition. Enfin les bagues, la féminité de l’homme, par laquelle il accepte d’évoluer en paix avec lui même, les bagues de l’émotion et du sentiment, au quotidien ! Au milieu de ce merveilleux bing bang de couleurs, Hipolythée ose plus encore en nous proposant, en noir et blanc, un calendrier de l’après, écho à l’avent, présage d’un futur proche : proche dans le temps et proche en ce qu’il doit être à notre image. Lumineux, ouvert, tendre et ? A vous d’ajouter votre qualificatif, votre conte personnel, votre à rebours vers demain…
Renée Delhaye : « Le bonheur de peindre naît de la rencontre de moments heureux », dit-elle. Cette artiste peintre, née en 1932, est installée entre la Belgique et le Maroc. Elle déploie sa créativité sur papier, avec des aquarelles « prises sur le vif », des moments de grâce du quotidien: un bouquet de fleurs, une scène d’intérieur, un pan d’architecture, un paysage ou une nature morte symboliste. Les couleurs sont subtiles, comme fondues, parfois rehaussées à l’encre de chine. Dans un besoin d’assouvissement du moment présent, elle trace ses compositions, l’air de rien, avec fantaisie. L’autre clé de compréhension de Delhaye est l’inspiration qu’elle tire de nombreux voyages en Europe, en Turquie, en Egypte… A voir chez Arielle d’Hauterives, ses peintures sur papier, mais aussi sur verre, avec rehauts de feuilles d’argent ou d’or et quelques belles pièces de céramique. La terre à malaxer, puis cuire, émailler et recuire, lui offre la possibilité d’enraciner ses sujets et de leur donner une présence plus forte, plus construite et plus maternelle. [M. de Crayencour, Galeries Bruxelloises – L’expressionnisme n’est pas mort!, dans L’Écho, 11 juin 2011.]
LA THÉORIE DE L’ŒUF
ANNE DE HARLEZ

Sculptrice belge installée à Ibiza depuis 2006, Anne de Harlez développe une œuvre marquée par la lumière de l’île, ses blancs et ses terres rouges, et par une attention constante aux matières. Son travail interroge l’origine de l’être, le conditionnement de l’enfance et le passage du temps, avec humour et décalage. L’œuf et les trompes de Fallope sont des motifs récurrents, ainsi que des références au cycle, comme le 28 et le 13. Algues roulées par le ressac, bronze, résine et porcelaine se mêlent pour créer des pièces parfois ludiques, parfois dérangeantes, toujours ouvertes à l’interprétation.
LA THÉORIE DE L’ŒUF
ANNE DE HARLEZ
Sculptrice belge, les parcours personnel et artistique de Anne de Harlez l’ont menée vers les atmosphères naturalistes pénétrantes d’Ibiza, en 2006. Depuis lors, tous les blancs, et d’autre part les pigments naturels des terres rouges de l’île impressionnent son travail, lui conférant une température chromatique particulière. L’artiste utilise les ressources naturelles d’Ibiza, n’a de cesse d’explorer son environnement.
Pour elle, vivre sur une île donne un autre rythme, et donc une autre valeur aux choses. Ici, la lumière est extraordinaire, chaque lieu très inspirant. A partir d’une formation d’architecte d’intérieur, métier d’art qu’elle a exercé durant 15 ans, Anne de Harlez a décidé de se consacrer depuis le début des années 2000 à plein temps à la sculpture. Ce moyen d’expression s’est imposé à elle comme une évidence, car elle raconte et appréhende le monde en volume, au niveau de la vue comme du toucher. La sculpture, c’est son langage à elle. Elle s’y est formée pendant 6 ans à l’Académie des Beaux Arts d’Ixelles, avant de voler de ses propres ailes.
L’ensemble de son oeuvre interroge l’origine de l’être, du conditionnement de la petite enfance, son impact sur la vie d’adulte, aux conditions de la « déprogrammation » nécessaire à la maturité. Selon Anne de Harlez, c’est la même la destination première de l’art.
Son travail est ainsi axé sur les questionnements inhérents au passage du temps, à la vie, au destin, toujours traités à travers son regard de femme.
Ses thèmes récurrents sont l’oeuf et des trompes de Fallope. En filigranes aussi, les chiffres 28 (en référence au cycle menstruel) et 13 (le nombre théorique de cycles annuels).
Ainsi, à travers l’oeuvre de Anne de Harlez, le visiteur interpellé peut contempler la sculpture d’un oiseau qui n’est qu’un oeuf sur pattes, et qui interroge, peut-être, l’origine et la destinée de toute chose. A chacun de choisir le sens qu’il imprime à sa propre notion de naissance de la vie, notamment face à une oeuvre constitué de « spermatos » de bronze qui courent autour d’un oeuf virtuel, ou le sourire aux lèvres, face aux « Valseuses », oeufs en tutus constitués de cure-dents.
Anne de Harlez crée de nombreuses pièces partir de boules d’algues de mer amalgamées par le roulis, « oeufs »marins pondus par le ressac, illustrant son thème majeur : l’existentialisme. Outre les matières organiques, elle travaille le polystyrène, le bronze laqué, les structures métalliques, et la résine mélangée avec de la poudre de porcelaine.
Au fil de leur message originel, ses oeuvres gratouillent, chatouillent, peuvent être irrévérencieuses, et contrairement à ce qu’on pourrait penser au premier abord, elles ne sont pas liées à la maternité, mais bien au sens premier de la vie : réaliser l’existence. Toujours avec humour et décalage. Sans oublier que pour ce que ces séries disent de la minuscule origine de la vie, elles s’en trouvent un peu dérangeantes, aussi.
Anne de Harlez ouvre un dialogue, elle n’impose rien. Ses oeuvres se font supports à échanges d’idées. Chacun fait naître ce qu’il veut de l’œuf…
OFF ART FAIR 2013
EXPOSITION COLLECTIVE

La galerie participe à Off Art Fair 2013 à Tour et Taxis à Bruxelles avec une exposition collective présentant le travail d’Oxana Taran et de Mireille Roobaert. Deux approches sensibles de l’image y dialoguent, entre peinture issue de visions intérieures et photographie transformée par une recherche sur la perception et la matière visuelle.
OFF ART FAIR 2013
EXPOSITION COLLECTIVE
La galerie participe à Off Art Fair 2013 à Tour et Taxis à Bruxelles avec une exposition collective présentant le travail d’Oxana Taran et de Mireille Roobaert. Deux approches sensibles de l’image y dialoguent, entre peinture issue de visions intérieures et photographie transformée par une recherche sur la perception et la matière visuelle.
DÉCOUVERTES PRINTANIÈRES 2013
EXPOSITION COLLECTIVE

Cet accrochage réunit cinq artistes et cinq façons d’explorer le paysage comme métaphore, la matière comme mémoire, et la figure comme tension. Nete Olsen développe une peinture où la nature brute devient miroir de l’âme, entre jaillissements, épaisseurs, textures et recherche d’apaisement chromatique. Ariane Bosquet travaille l’empreinte du temps à partir de matériaux érodés, métal rouillé, tissus usés, sable, banco, composant des œuvres puissantes qui portent la trace du réel. Nuria Della Rosa explore le visage féminin et ses dualités dans un dessin libre, sensible, où techniques et matières se mêlent au rythme des émotions. Alix de Valois se tient sur la ligne fragile entre figuratif et abstraction, partant d’images existantes pour les déformer, les dépasser, jusqu’à ne conserver que des masses, des tensions et des lignes de force. Ensemble, les œuvres composent un parcours où l’équilibre, la transformation et la perception deviennent les véritables sujets.
DÉCOUVERTES PRINTANIÈRES 2013
EXPOSITION COLLECTIVE
Découvertes printanières est un accrochage collectif de 5 artistes présentant leurs oeuvres récentes.
Nete Olsen (peinture): Par la métaphore du paysage, cʼest la force, la puissance et la fragilité des êtres humains qui sourdent et jaillissent sur les toiles de Nete Olsen. Cette série, travail des trois dernières années, utilise la thématique de la nature brute comme symbole du paysage intérieur de lʼâme humaine. A travers la terre, le noir, la nuit, lʼair, le ciel, la glace et lʼeau, elle creuse vers les racines, base de lʼexistence. Lʼeau sous toutes ses formes apparaît dans plusieurs peintures, elle ruisselle sous la glace, entre les cristaux et les galets. Ce mouvement à la fois serein et bouillonnant symbolise la passion sous un calme apparent. Après une période violente de jaillissements, éruptions volcaniques, coulées de lave, vient un besoin de pureté et de calme, dʼapaisement par une recherche chromatique plus froide – gris colorés avec parfois une touche vive ou un glacis transparent. Le coup de pinceau est vigoureux, expressif, rapide. Les couches de peintures se superposent en transparences et opacités. Par lʼaccumulation des épaisseurs, on distingue dans les peintures de Nete Olsen, une recherche de texture. Cette dimension tactile provient de lʼinfluence de sa pratique de la tapisserie contemporaine depuis de nombreuses années.
Ariane Bosquet (peinture): plasticienne belge, elle est une peintre amoureuse de la matière et plus précisément de celle altérée par l’érosion du temps qui passe. Elle a séjourné pour la première fois au Mali en juillet 2008 pour une résidence d’artistes d’un mois chez Chab Touré, galeriste, photographe et historien d’art. A l’époque, elle avait effectué un travail sur le thème des portes qu’elle avait photographiées tout au long de son voyage. De vieilles portes en bois, en tôle, en fer, patinées par le temps. En récupérant de vieilles tôles rouillées le long des routes et chez les ferrailleurs, elle s’est mise à explorer ce nouveau matériau pour arriver à des œuvres incorporant ses matières travaillées à même la tôle, et s’éloignant de plus en plus du thème de la porte… : confondre la rouille du temps avec ses matières pour ne faire plus qu’un, ne sachant plus où l’un se situe par rapport à l’autre, toujours à la recherche de l’empreinte du temps qui passe sur les choses de la vie. Pour son 4ème séjour au Mali, depuis novembre 2010, elle récupère, travaille et assemble le métal érodé, les papiers et les tissus usés, les vieux grillages qu’elle mélange cette fois-ci au banco orangé, à la latérite rouge et au sable de la dune de Koundou du village dogon où elle a séjourné. Elle offre une série d’œuvres puissantes, sensibles et inédites évoquant les paysages dogons. Bamako, mars 2011(www.arianebosquet.com)
Nuria Della Rosa (dessin): Dès son plus jeune âge, elle aime peindre et dessiner. De 11 à 15 ans, elle suivra des cours du soir à lʼAcadémie de Saint-Gilles auprès de Maria Kypréou et découvrira lʼaquarelle, à laquelle elle adhérera plus tard. Diplômée en Art Plastique, elle choisit de suivre des cours de Maquillages chez Jean-Pierre Finotto ce qui développera son sens de la couleur et son goût déjà prononcé pour les visages féminins. A 21 ans, ce fut le début dʼune série de tableaux à lʼaquarelle très colorés au contours définis, avec comme sujet principal la femme et sa dualité emprunts de souvenirs dʼenfance. A 30 ans lors dʼun voyage en Palestine dans le cadre dʼun long métrage, elle passe son temps libre à dessiner et à redécouvrir la joie dʼun trait libre et spontané. Elle en fait son allié. Technique du Pastel gras et crayons secs se mélangent, parfois le bic et lʼaquarelle cohabitent. La jeune artiste, nous dévoile sa sensibilité, ses émotions mais aussi ses contradictions. Une page est tournée et la voilà à présent dans une évolution ou la source dʼinspiration reste toujours la femme et ses multiples visages, elles sʼexpriment, sʼopposent pour mieux trouver leur place et leur légèreté dans lʼaboutissement du travail et de la création, peut-être plus mature mais au regard toujours sincère.
Alix de Valois (peinture) : « Se maintenir sur une crête, dans le juste équilibre entre les deux versants du figuratif et de l’abstrait afin que le sujet coexiste, de façon précaire, flamboyante, périlleuse, avec le libre déploiement de la peinture. » Alix de Valois expose ici quelques tableaux de batailles et monotypes. Bien qu’elle parte toujours d’un document préexistant, gravure, tableau ou photographie, cette iconographie qui lui est nécessaire pour camper sa composition est systématiquement débordée, déformée, malmenée par l’enjeu pictural. Le faire du peintre rend méconnaissable l’image-prétexte. Celle-ci n’est qu’un point de départ, dont Alix ne retiendra que les masses essentielles et les lignes de force. Si ces formes, issues d’une savante déconstruction, s’affirmaient trop, on tomberait dans une ennuyeuse narration, si elles disparaissaient trop, on arriverait vite à une quasi abstraction (que Bacon jugeait dans son ensemble « décorative »). Tout l’enjeu de cette série de batailles est de se maintenir sur une crête, dans le juste équilibre entre les deux versants du figuratif et de l’abstrait afin que le sujet coexiste, de façon précaire, flamboyante, périlleuse, avec le libre déploiement de la peinture.
RÊVE D’ARCTIQUE
ALICE PIETERS

Alice Pieters façonne un univers où la douceur formelle dialogue avec une conscience aiguë de la fragilité du monde. Ses ours polaires, sculptés entre acier, grillage et plâtre, puis dessinés au fusain et aux pastels, portent les marques de l’imperfection revendiquée par l’artiste. Entre construction et reconstruction, ces figures oscillent entre présence tendre et inquiétude silencieuse. À travers un traitement poétique teinté d’humour, l’exposition évoque pourtant une réalité urgente, la disparition progressive d’un emblème de l’Arctique. Hommage familial aux explorations polaires autant qu’appel sensible à la vigilance écologique, Rêve d’Arctique mêle imaginaire, mémoire et engagement dans une narration sculpturale profondément humaine.
RÊVE D’ARCTIQUE
ALICE PIETERS
Alice travaille par série, conservant toujours en filigranes le rapport entre l’humain et l’animal. Pour cette nouvelle exposition, elle a choisi de poser son regard tendre et aiguisé sur les ours polaires, pour la dualité de leur fragilité et de leur force liées.
Au cœur de la galerie, elle plante les plantigrades dans une baignoire, « parce qu’avec tout ce qu’on inflige au milieu naturel de ces bêtes, on finira par leur donner des bains moussants », ou elle les montre jouant. Car si le sujet est grave, le traitement reste poétique. Les ours d’Alice sont représentés tout en rondeurs et douceur. Si on n’est pas dans l’univers enfantin, on en conserve ici la candeur. L’artiste représente l’ours qui va encore bien, mais elle alerte. L’exposition est optimiste, mais porte intrinsèquement un signal : l’image de cet ours débonnaire et rond qu’on admire aujourd’hui, elle est prête à disparaître. Dans les dessins d’ours vautrés qui goûtent à la langueur de vivre, il y a la promesse d’un futur. Ils tiennent encore debout, mais on sait qu’on touche à l’ultime limite.
Alice Pieters a volontairement imprimé des déformations dans ses sculptures, les accidents de la vie des personnages auxquels elle donne corps, car elle n’aime pas les objets parfaits. Son travail s’inscrit entre l’imperfection et la représentation. Elle applique à son œuvre une recherche de construction-reconstruction permanente, jusqu’à ce que l’image lui paraisse parfaite, parce qu’elle ne l’est pas.
Les ours tiennent ici sur une structure en acier, sont peaufinés sur un squelette en grillage, habillés d’une peau de plâtre. Par-dessus le tout, Alice les tatoue au fusain et aux pastels. Le dessin fait partie de sa reconstruction. L’ensemble donne une impression de surréalisme, mâtiné d’humour. La plasticienne se passionne pour l’Arctique dans le cadre de l’environnement depuis trois ans. Un intérêt rempli de sens : au début du XXème siècle, la famille de son père exploitait des chalutiers de pêche et partait en exploration au Groenland. Hommage aux grands explorateurs belges, l’exposition « Rêve d’Arctique » est imprégnée des reportages sur la situation dramatique pour la faune et la flore dans ces régions, dont les ours polaires sont devenus, malgré eux, l’emblème vacillant. Alice Pieters s’est trouvée fort impactée par un documentaire sur les ours polaires, elle s’est questionnée sur l’influence de l’homme sur cette espèce. Dans ce film, elle a vu une mère batailler pour sauver ses deux oursons. Une série d’œuvres est née du combat de cette ourse. La sculptrice a aussi tenu à créer un parallèle entre la situation de ces animaux sauvages et la vie de Knut, le célèbre ours blanc du zoo de Berlin : les uns sont prisonniers de leur milieu naturel, l’autre était prisonnier dans une cage. Malgré son aspect doux et paisible, ludique même, cette exposition porte un message militant, un appel à la sensibilisation au réchauffement climatique. L’humanité ne se rend vraisemblablement pas compte que la planète fond sous ses pieds… L’exposition d’Alice Pieters nous le rappelle, comme une prière, avec douceur.
DÉSARCHITECTURE
MIREILLE ROOBAERT
.jpg)
Mireille Roobaert façonne ses images pixel par pixel, considérant chaque fragment comme porteur d’une vérité essentielle. Son travail explore reflets, fausses symétries et réalités altérées, créant des espaces visuels où passé et futur se croisent. À travers ce qu’elle nomme le Monde Imaginaire De Ma Vraie Vie, l’artiste transforme le réel en matière poétique. Entre héritage argentique et outils numériques, elle sculpte l’image comme une substance vivante. Ses œuvres questionnent le vide, la perception et la mémoire, révélant des paysages intérieurs où le visible devient révélateur d’invisible.
DÉSARCHITECTURE
MIREILLE ROOBAERT
La photographe crée ses œuvres en manipulant les pixels un à un car selon elle : « ils contiennent chacun une part de vérité essentielle ». Elle se consacre spécialement aux questionnements sur les thématiques récurrentes des fausses symétries, impressions surréalistes d’une réalité flouée mais devenue visible, autant de sensations de miroirs twistés, d’une perception à deux visages qui montre à la fois le passé et le futur à travers l’œilleton.
Le grand pilier de son art traite les reflets de l’eau, avec leur part symbolique de fertilité, de féminité, de fluidité, ce qu’elle appelle joliment « MIDMVV » : le Monde Imaginaire De Ma Vraie Vie. Les noms de ces images portent déjà en eux l’exigence de poésie de leur auteure : « Il pleut des lunes », « En fin »… Comme dans la vie, Mireille Roobaert transforme la réalité qui l’a ellemême transformée, hors des sentiers battus, et rassemble ou oppose, selon, deux mêmes choses différentes.
Elle appartient à la génération argentique, mais Photoshop est son outil. Déjà avant l’apparition du numérique, dans la chambre noire, elle jouait de la photo expérimentale, mélanges de formes et de matières. Aujourd’hui grâce à l’informatique, l’artiste peut aller beaucoup plus loin. Dans un seul pixel, elle intègre une multitude d’informations. Il y a des messages cachés dans ses pixels, comme dans chaque atome de vie. L’informatique lui offre une liberté infinie du bout de son stylet, et elle sculpte l’image, modèle le message. Chaque lieu vide l’inspire, et elle le remplit de sens. Ainsi, à remplir ses espaces de graphismes et de couleurs, Mireille questionne ce qui habite le vide.



























.jpg)
.jpg)


















.jpg)

.jpg)
.jpg)






.jpg)

.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)

.jpg)

.jpg)

.jpg)

.jpg)

.jpg)



.jpg)







.jpg)

.jpeg)

.jpeg)























.jpg)






