Exposition : Fotofever Paris – Photography Art Fair

Exposition Collective - Photographie

Présentation

Débusquer les talents, ausculter la diversité de la photographie actuelle, vaincre les barrières à l’achat et susciter des vocations de collectionneur : telle est la vocation de Fotofever, foire annuelle dédiée à la photographie qui se déroule à paris, capitale mondiale de la photographie et à Bruxelles. Sélection exigeante, pédagogie, audace, passion et partage sont les valeurs fondatrices de cette foire créée en novembre 2011 par Cécile Schall, directrice de Fotofever, petite fille du célèbre photoreporter français Roger Schall. Les chiffres attestent du succès croissant de la « jeune foire enfiévrée » qui monte :

nov 2011 une 1ère édition à paris : 40 galeries internationales,11.500 visiteurs
oct 2012 le lancement de Fotofever à Bruxelles : 68 galeries, 10.000 visiteurs
oct 2013 une 2ème édition à Bruxelles : 54 galeries, les institutions belges, 11.000 visiteurs
nov 2013 une 2ème édition à Paris au carrousel du Louvre : 70 exposants et 10.000 visiteurs

www.fotofeverartfair.com

Mireille Roobaert

Mireille Roobaert, photographe, est née en 1968. Formée par Hubert Grooteclaes, elle s’est spécialisée en photographie d’architecture d’intérieur, objets et portraits. Elle collabore avec les meilleurs magazines de décoration, en Belgique et dans le reste du monde où ses reportages lui ont valu une réputation internationale. Elle travaille également pour des sociétés privées dans divers domaines (architecture, décoration, hôtellerie, bijoux, portraits d’entreprise, livres de cuisine,…). Son travail artistique, poursuivi en parallèle, a fait l’objet de nombreuses expositions depuis 1992, dont notamment à cinq reprises pour l’exposition collective l’Accueil chez Pierre Bergé.

Objets photographiques

Elle a tout fait, ou à peu près tout, avec bonheur: portraits, avec ou sans intérieurs, toujours avec profondeur. Paysages. Architectures. Jusqu’aux formes, dépouillées à l’extrême parfois. Une constante: depuis longtemps, Mireille Roobaert traite ses images par ordinateur, non pour les faire mentir comme quand on gomme les défauts d’une peau ou d’un corps, mais pour mieux leur faire avouer leur vérité. Avec ses “Objets photographiques”, son talent n’a pas déserté la photo, il sort du miroir de la réalité; il avait tout simplement envie de s’envoler dans une autre dimension. Laquelle? Et pour aller vers où? Elle avoue ne pas connaître elle-même le but du voyage mais, comme dans tout ce qu’elle entreprend, le voyage lui-même la passionne. Ce n’est plus une photo qui est le but, le but devient lui-même objet interrogeant le regard. Que sont ces formes symétriquement numérisées, découpées comme au laser, où l’œil cherche vainement à identifier le réel dans ce qui ressemble parfois à l’image d’une galaxie lointaine? L’émancipation de ces assemblages de pixels est totale par rapport au figuratif photographique. Comme les designers déstructurent pour réinterpréter ce qui nous habille, la photo se désimage, fait un pas de plus sur le chemin tracé par les peintres. Qui sait? Peut-être un jour, Mireille, avec un logiciel de C.A.D. et une imprimante 3D, ira-t-elle jusqu’à créer des “objets photographiques” palpables, en relief? Elle n’est pas au bout de ses surprises. Et nous non plus.