Exposition : Découvertes printanières

Exposition Collective :
Florence Arnold, Marie-Isabelle Callier, Laetitia d'Oultremont, Sandra Keutgens, Léna Laurent Perrin - Dessin, Peinture, Photographie

Vernissage jeudi 2 avril de 18h à 21h

Tea Time dimanche 26 avril 2015 de 16h à 19h

Découvertes printanières offre un voyage autour du monde au travers des œuvres de Florence Arnold, Marie-Isabelle Callier, Laetitia d’Oultremont, Sandra Keutgens et Léna Laurent Perrin. Leurs œuvres nous offrent une vision d’une réalité extérieure révélée avec douceur et subtilité par un regard féminin et artistique.

Florence Arnold exprime sa réflexion sur le paradis dans les différentes religions. Elle élabore des jardins imaginaires, fragiles en superposant des acétates, découpés au scalpel, peints, taggés, recréant des espaces sans repères laissant le regard en suspension. Végétation dense, vaporeuse où s’envolent des oiseaux messagers de la paix.

Laetitia d’Oultremont, quant à elle, interroge la « Prière » en présentant une série de peintures réalisées à Rabat au Maroc. La démarche consiste à présenter la prière selon un regard artistique, dénué de jugement. Ce qui a fasciné l’artiste, c’est l’aspect chorégraphique et rythmique de l’accomplissement des gestes, habillés de blanc, ainsi que la répétition sans fin de celle-ci dans le temps, sans confinement d’espace. L’artiste joue avec les vides, qui forment un tout avec les pleins, apportant leurs propres sens, équilibrant la composition. Ces quatre peintures font partie d’une série qui présente une vision « occidentale » du Maroc citadin, dans sa pluralité.

L’importance du vide se retrouve également chez Marie-Isabelle Callier. L’artiste allie l’aquarelle et la cire sur papier. Celui-ci, enduit de cire, déjoue ses desseins, l’empêche de s’imprégner, permettant ainsi au vide d’exister. Laissant entrevoir des figures à peine dévoilées, entre lisibilité et illisibilité, elle garde leur secret. Le pinceau dépose les traces des émotions, en imprime le souvenir fugace, avant qu’il ne s’efface. Les figures posées les unes à côté des autres jouent entre elles pour créer une histoire, un poème que chacun lira, comme il voudra. Son travail varie ainsi entre abstrait et figuratif.

Sandra Keutgens navigue, elle aussi, entre l’abstrait et le figuratif. Mais depuis quelques année, la majorité des ses œuvres entraînent le spectateur dans un tourbillon de couleurs que l’artiste aime gérer en toute liberté. Quelques traits dessinés se laissent deviner au milieu des coulées et aplats de couleurs. Ainsi gérée, la peinture de Sandra Keutgens propose des conversations entre les couleurs qu’elle veut fortes, composées de mélanges contrastés et d’intentions gestuelles qui insufflent une dynamique originale.

Enfin, la série de dessins de Léna Laurent Perrin s’empare des problématiques féminines, sans pour autant se prétendre féministe. Pour la plupart, les sujets sont graves – viol, pédophilie, prostitution, mariage forcé, excision, etc. -, parfois plus légers – fête des mères, effets de mode… Mais tous sont traités avec la même douceur : couleurs pastel, esthétique agréable, impression de flou. A l’inverse des médias qui nous assènent du poids des mots, du choc des images, Léna révèle avec pudeur une réalité féminine qui mérite la réflexion à long terme. Les traits du dessin apparaissent ainsi entre différentes couches de peinture et de matière, comme des affiches superposées dont on enlèverait des lambeaux.