Archives de catégorie : Projet artistique

Mélanie Peduzzi – Journal intime de quartier

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Journal intime de quartier propose de donner la parole aux femmes d’un quartier populaire et multiculturel de Bruxelles à travers des articles rédigés par elles lors d’ateliers communs et créatifs sur des sujets de leur choix. Ce projet débutera avec la Maison des Femmes de Schaerbeek où des ateliers ouverts seront proposés. En parallèle un travail sera fait avec des prostituées en collaboration avec l’association Entre 2. Le journal Le Soir de Bruxelles a décidé de soutenir le projet par un suivi rédactionnel régulier dans ses pages.

http://journalintimedequartier.wordpress.com

Le journal a déjà récolté 75% du budget déterminé pour la collecte de fond sur la principe du financement participatif (4985 euros) ! Il reste 9 jours pour arriver au montant prévu et ainsi valider la collecte. Avis à ceux qui souhaitent encore soutenir le projet Journal intime de quartier, c’est le moment !

http://www.kisskissbankbank.com/journal-intime-de-quartier

Le journal reçu jusqu’à présent des sommes allant de 5 à 250 euros. Vous pouvez vous aussi participer au financement à la hauteur d’un montant de votre choix. L’inscription nécessite seulement de donner une adresse e-mail et un pseudonyme via ce lien. Elle ne vous engage donc à rien d’autre. Si vous ne préférez pas vous inscrire sur ce site, vous pouvez aussi nous contacter par mail.

Pour rappel : la somme récoltée servira à imprimer et payer les frais des ateliers des 2 premiers numéros. Par la suite, nous aurons recours à des subventions plus conventionnelles (fondations, financements publics). Mais ces financements sont difficiles à obtenir pour des projets naissants. De plus commencer par des aides privées permet une plus grande liberté d’expérimentation, et c’est un des points centraux du projet.

Alejandra Corral (Kuska) – Projet Larmes Noires

Alejandra Corral, Juana Borrego et Elena García Gil montrant les premiers résultats de la tapisserie Larmes Noires Alejandra Corral, Juana Borrego et Elena García Gil montrant les premiers résultats de la tapisserie Larmes Noires. Kuska - Larmes Noires - Tapisserie - 2013 Kuska - Larmes Noires - Tapisserie - 2013Kuska – Larmes Noires – Tapisserie (en cours) – 2013

Vous trouverez toutes les informations concernant ce projet artistique international en cliquant sur ce lien : Projet Larmes Noires

Lágrimas negras por los derechos de las mujeres
La Feria de la Mujer Rural pone altavoz a un proyecto artístico para sensibilizar a la sociedad en defensa de las féminas.
Tres ovillos de hilo en distintas tonalidades de azul, un cañamazo de 15 x 15 centímetros, una aguja del 18 y la habilidad para la técnica del « petit point » son los únicos elementos necesarios para participar en el proyecto artístico « Lágrimas negras », con el que la artista madrileña Alejandra Corral « Kuska » quiere poner el acento en la defensa de los derechos femeninos en todo el mundo mediante una original iniciativa que mezcla el arte con la sensibilidad social.
El proyecto ha encontrado apoyo en la Federación Nacional de la Mujer Rural (FEMUR), que ha decidido darlo a conocer en el marco de la XVI Feria Internacional Pronatura que se está celebrando este fin de semana en Segovia, donde la artista fue presentada por la presidenta nacional de FEMUR, Juana Borrego.
El objetivo de esta iniciativa es, en palabras de su autora, hacer « que el arte sirva como instrumento de transformación social », y para ello quiso iniciar esta experiencia el pasado 12 de abril con la confección de una pieza central que simboliza el sufrimiento de una mujer « con el corazón parado por el dolor por la violación de los derechos humanos a las mujeres », al que se le unirán paulatinamente los distintos cañamazos bordados por las mujeres que quieran incorporarse a este proyecto abierto a féminas de cualquier edad y condición.
Corral manifestó que las mujeres interesadas recibiran un « kit » con el cañamazo y los ovillos de lana con el que podrán confeccionar su pieza, en la que la única condición es que no represente ninguna figura concreta y sea el azul el tono predominante. Así, cada uno de los trabajos bordados se irán uniendo en torno a la pieza central para confeccionar un tapiz cuyas dimensiones estarán marcadas por el número de colaboraciones recibidas.
Desde el inicio del proyecto, la artista ha recibido ya 23 colaboraciones, y confía en que sean mucha las mujeres que puedan incorporarse a esta iniciativa, cuya participación será debidamente registrada para que conste su colaboración.
Alejandra Corral tiene la intención de presentar el trabajo realizado el próximo mes de septiembre en la Feria de Arte de Bruselas, y dará por concluido el proyecto el 10 de diciembre, coincidiendo con la celebración del Dia Internacional de los Derechos Humanos.
Una vez concluida la pieza, la autora llevará a cabo una subasta cuyos fondos irán destinados a la Fundación Somaly Mam para la lucha contra la esclavitud sexual en Camboya, una de las lacras que ensombrecen a la sociedad de ese país.
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Projet international d’Alejandra Corral (Kuska) – Larmes noires

LARMES NOIRES – Alejandra Corral (Kuska) 

Mémoire :

“Tandis que les droits humains des femmes seront niés quelque part dans le monde, il ne peut y avoir ni paix ni justice.”  (Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix)

pièce centralePièce centrale de la tapisserie

  1. Objectif 

L’art est un produit de la société humaine, raison pour laquelle les différents éléments qui la forment ont une influence sur la genèse et la diffusion de celui-ci. Mais, est-ce que l’art peut être un outil de transformation sociale?

Je suis convaincue que oui. C’est pour cette raison qu’au cours des dernières années, le thème de mon travail a tourné autour de cet objectif, celui de changer les consciences afin de contribuer à cette transformation. La méthode dont je me suis servie jusqu’à ce jour est celle de la création et de l’exposition ultérieure d’images. Images qui invitent à la réflexion sans endommager la sensibilité de l’observateur, ce que je considère inefficace dû à la quantité d’images apocalyptiques dont nous sommes bombardés quotidiennement.

Toutefois, j’ai constaté que cette méthodologie n’est pas suffisamment effective puisque l’observateur de l’image doit être réceptif au moment de la contemplation de l’œuvre. Moment qui est normalement très bref.

J’ai été obligée de trouver un autre moyen de toucher les gens sans l’agression. Et j’ai pensé à l’art comme instrument de sensibilisation social. Le simple fait de la création a besoin de concentration. Si je réussis à exécuter une œuvre de création collective, presque massive, avec un but clairement social, je pourrai avoir pendant toute la période allant de la participation à la création de cette œuvre (qui serait toujours supérieure à la période d’observation) la totale attention du participant ainsi que l’opportunité de laisser une plus grande empreinte sur sa conscience.

J’ai toujours été intéressée par le monde de la femme, tout simplement parce qu’il est le mien. Et la cause choisie dans ce cas concerne les droits humains des femmes. Pour cette raison, l’œuvre issue de ce projet sera réalisée dans des paramètres exclusivement féminins:

• L’œuvre consiste en une tapisserie réalisée selon la technique du petit point, qui a toujours été considérée comme étant caractéristique du sexe féminin.

• Dans l’exécution de l’œuvre ne peuvent participer que des femmes. N’importe quelle femme qui aurait connaissance du projet peut demander à y participer, indépendamment de son âge, pays de résidence, métier, etc.

• La durée du projet est de 9 mois (équivalant à la période de gestation de la femme).

• L’image finale de l’œuvre est celle d’une femme dont le cœur s’est arrêté de douleur, entourée par des larmes versées pour les femmes dont les droits humains n’ont pas été respectés.

L’idée est de réussir à avoir le plus grand nombre de participantes, afin de créer une œuvre de grandes dimensions, dans l’espoir que la synergie de toutes ces femmes travaillant à la création d’une œuvre collective unique et pour une cause commune, ait comme résultat que quelque chose change pour les femmes dont les droits humains ne sont pas respectés.

 2. Plan d’action 

• Création par l’artiste de la pièce centrale (90 x 90 cm, en exécution).

En même temps, le matériel nécessaire à la création des pièces annexes (15 x 15 cm, pour l’instant 70 kits ont déjà été distribués) sera distribué. Le kit fourni à chaque participante contient le matériel suivant: une lettre de présentation du projet, un canevas de 15 x 15 cm, 3 pelotes de fil noirs/bleus, une aiguille de 18, une fiche de participation, un document de cession des droits de propriété de la pièce annexe et une enveloppe.

Chaque participante devra rendre la pièce annexe terminée et accompagnée de la fiche de participation et du document de cession dûment remplis. Les données contenues dans cette fiche seront les suivantes: prénom, métier, date et lieu de naissance de la participante. Cette information sera inclue dans un registre de femmes participantes.

• Réception des pièces annexes et couture par l’artiste à la pièce centrale au fur et à mesure de leur arrivée.

• Lorsqu’au moins 50 pièces annexes auront été reçues, il se réalisera une vidéo explicative du projet qui sera diffusée sur les réseaux sociaux, dans le but de le rendre connu à un plus grand nombre de femmes afin qu’elles puissent demander à y participer.

En ce qui concerne les nouvelles demandes de participation, la procédure suivie sera la même qu’auparavant.

• Une fois l’œuvre terminée, 9 mois après avoir reçu la première pièce annexe (la première pièce annexe terminée a été reçue le vendredi 12 avril 2013), celle-ci sera exposée avec le registre des participantes.

Je crois sincèrement que ce projet peut nous surprendre, autant d’un point de vue artistique, comme d’un point de vue humain, et qu’il vaut la peine d’être réalisé. Qui ne voudrait pas participer à la création d’une œuvre d’art, tout en contribuant à faire un monde meilleur?

Les bénéfices du projet Larmes Noires seront reversés à la Fondation Somaly Mam.