Bénédicte Vanderreydt

Photographie

Bénédicte Vanderreydt commence à s’intéresser à la photographie à l’adolescence. Ses premières images sont en noir et blanc. Des inconnus dans la rue, dans les supermarchés, ses amis en soirée et son chat d’appartement. La photographie évoluant avec sa vie, plusieurs longs voyages lui ont permis de s’écouter autrement et de regarder autrement. Confrontée au boom du digital, elle se spécialise à l’école des Gobelins à Paris et assiste des photographes de mode à Barcelone et à Paris. Elle découvre le portrait et trouve un ancrage dans cette discipline. Depuis trois ans, Bénédicte se penche sur la narration et développe notamment une série (I am 14) qui traite de l’adolescence. Diplômée de l’IHECS à Bruxelles et de l’école de théâtre Xavi Gratacos à Barcelone, Bénédicte a développé en parallèle un parcours artistique sur les planches, à la radio et dans les autres médias.

Série « I am 14 »

Cette série, intitulée I am fourteen, croise le portrait de trois adolescentes de 14 ans. Valentine vit à Bruxelles, en Belgique ; Ru’a vit dans le camp de réfugiés de Dheisheh, en Palestine ; Loraine vit à Lubumbashi, Katanga, au RD. Congo. Trois jeunes filles, trois villes, trois modes de vie, trois visions différentes de l’adolescence.

Tout a commencé le jour où elle s’est attardée sur le profil facebook de Valentine, jeune belge de 14 ans. Dans ce nouveau journal intime-public qu’est facebook, on se raconte. On vit, on s’aime, on se moque, on se le dit, on se friend, on se defriend… Les centaines de photos de son réseau social l’ont amenée à des questionnements. Que montre l’adolescence au travers de ces images  véhiculées par les réseaux sociaux ? Aujourd’hui, à 14 ans, on se photographie. On se regarde. Est-ce à partir de ce miroir qu’elles se construisent ? Dans ce culte de soi et cette hyper exposition, que se passe-t-il avant le clic? En adoptant une écriture entre celle de la publicité et de la mode, elle a souhaité emprunter les codes de Valentine, Ru’a et Loraine. Devant son objectif, elles recomposent leur quotidien. Cette approche de la mise en scène les a amenées à un questionnement sur leur pratique. Entre leurs amies et son objectif, Valentine, Ru’a et Loraine prennent leur place dans ce no man’s land de la vérité. Leur regard adresse à la caméra une fragilité. Leur regard traverse le miroir et brise leurs codes si bien huilés. La mise en abîme photographique n’aura finalement pas laissé indemne ces adolescentes.

Toutes les photographies sont disponibles sur commande sous 4 formats:
– Format 18 x 27 cm
– Format 40 x 60 cm
– Format 62 x 93 cm
– Wallpaper (dimensions variables)

I Never Told Anyone

I never told anyone est un voyage dans l’inconscient féminin.

Née un mardi gras, Bénédicte Vanderreydt cadre les fragments d’un passé, de ces générations féminines qui l’ont précédées et elle s’amuse à brouiller les pistes entre la réalité et les apparences.

Des faits divers qui se sont déroulés à Binche, en Belgique. Quoi de plus extraordinaire que de pénétrer ce carnaval qui transforme véritablement toute une ville vivant intensément le rituel.
Un pouvoir social détenu entre les mains des hommes mais en fait, transféré par la femme, par la matrilinéarité. Ces femmes sont des puissances divines qui transmettent le sauvage, la liberté et la passion au prix d’être hors du social, régnant dans un ‘entre-femmes’ clos et silencieux.

Elle utilise la force du masque, l’instrument rituel par excellence, qui ‘habille’ la femme, la métamorphose, l’exhibe, la travestit pour en extraire le symbole, le mythe.

Site web de Bénédicte Vanderreydt : http://www.benedictevanderreydt.com/folio/