Archives mensuelles : mai 2013

Exposition « TOUTE PURE » de B2Fays

TOUTE PURE

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Exposition collective de Bruno Garrigues – Sébastien Kito – Yom de Saint Phalle – B2Fays – etc…

Vernissage: vendredi 31 mai – samedi 1er juin – dimanche 2 juin à partir de 18h00

Lieu:

Galerie 17, rue Constance 75018 Paris

        Galerie Everest Standard, 10 rue André Antoine 75018 Paris

Tous les jours de 15h à 21h ou sur rdv: Bruno Garrigues +33 611 493 821

Alice Pieters – Expo de fin d’année à l’Académie des Beaux-arts de Saint-Josse-ten-Noode

 Emir Kir, Bourgmestre, Philippe Boïketé, Échevin de l’Enseignement francophone, le Collège de Saint-Josse-ten-Noode, la directrice, Isabelle Leemans, l’équipe pédagogique et les élèves ont le plaisir de vous convier au VERNISSAGE DE L’EXPOSITION DE FIN D’ANNÉE LE JEUDI 6 JUIN 2013 À 18H. Vous pourrez y retrouver le travail de l’artiste Alice Pieters.

Acastjosse

L’exposition sera accessible tout le week-end: le vendredi 7 juin de 18 à 21h, le samedi 8 juin de 13 à 17h et le dimanche 9 juin de 11 à 15h.

http://www.acastjosse.be/

Projets artistiques de Mélanie Peduzzi

Dans le cadre des Laboréales 2013, Soutien à la jeune création, Mélanie Pedduzzi, Christophe Alix, Roberta Gigante et Madely Scott présentent la pièce de théâtre Tekelama le training ce vendredi 24 mai au Budascoop de Coutrai à 19h.

Mélanie Peduzzi - Tekelama le training

Exposition des travaux des étudiants dont Mélanie Peduzzi de l’atelier photographie de La Cambre.

La Cambre

VERNISSAGE : vendredi 7 juin à 18h
EXPOSITION : samedi 8 juin et dimanche 9 juin

LIEU : Le Botanique, Rue Royale 236, Bruxelles

Yo expongo en el Reina – Anne de Harlez

Performance Yo expongo en el Reina du 18 mai au musée Reina Sofia à Madrid, projection « Le Baiser » d’Anne de Harlez sur la façade du musée.

L’invisibilité des femmes dans l’art, le manque d’intérêt pour elles de la part des institutionnels et leur manque de volonté à mettre en oeuvre des moyens pour y remédier a donné au collectif  « Yo expongo…en el reina » (Moi, j’expose au Reina) l’idée de créer un évènement pas comme les autres à l’occasion de la journée internationale des musées, le 18 mai dernier. En collaboration avec l’association MAV-Mujeres en los Artes Visuales (femmes dans les arts visuels), et en accord avec le musée Reina Sofia de Madrid, le collectif a proposé à 700 femmes artistes de projeter l’une de leurs oeuvres sur la façade de l’une des plus belles cathédrales de l’art contemporain en Europe.

Car, si l’on examine les études réalisées par l’Observatoire du MAV, on note que, bien que les femmes sont majoritaires en nombre en tant qu’acteurs du monde de l’art, elles sont très largement défavorisées lorsqu’il s’agit d’analyser les chiffres d’acquisitions ou d’expositions des grandes institutions.

Le collectif « Yo expongo… en el Reina » a voulu réagir de manière directe à ce constat. Il a lancé un appel sur les réseaux sociaux et a reçu en réponse des milliers de photos d’oeuvres de femmes artistes désirant exposer au Musée National Centro Reina Sofia. 700 d’entre elles ont vu leur oeuvre projetée sur la façade principale de l’institution. La vitalité des toutes ces femmes venues des 4 coins de l’Espagne -mais pas seulement!-  pour réaliser ici un espoir et un rêve, a été applaudi par la foule présente sur la place. Pour un soir, leur rêve est devenu réalité.

Voir la vidéo de la performance: ici

Projet international d’Alejandra Corral (Kuska) – Larmes noires

LARMES NOIRES – Alejandra Corral (Kuska) 

Mémoire :

“Tandis que les droits humains des femmes seront niés quelque part dans le monde, il ne peut y avoir ni paix ni justice.”  (Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix)

pièce centralePièce centrale de la tapisserie

  1. Objectif 

L’art est un produit de la société humaine, raison pour laquelle les différents éléments qui la forment ont une influence sur la genèse et la diffusion de celui-ci. Mais, est-ce que l’art peut être un outil de transformation sociale?

Je suis convaincue que oui. C’est pour cette raison qu’au cours des dernières années, le thème de mon travail a tourné autour de cet objectif, celui de changer les consciences afin de contribuer à cette transformation. La méthode dont je me suis servie jusqu’à ce jour est celle de la création et de l’exposition ultérieure d’images. Images qui invitent à la réflexion sans endommager la sensibilité de l’observateur, ce que je considère inefficace dû à la quantité d’images apocalyptiques dont nous sommes bombardés quotidiennement.

Toutefois, j’ai constaté que cette méthodologie n’est pas suffisamment effective puisque l’observateur de l’image doit être réceptif au moment de la contemplation de l’œuvre. Moment qui est normalement très bref.

J’ai été obligée de trouver un autre moyen de toucher les gens sans l’agression. Et j’ai pensé à l’art comme instrument de sensibilisation social. Le simple fait de la création a besoin de concentration. Si je réussis à exécuter une œuvre de création collective, presque massive, avec un but clairement social, je pourrai avoir pendant toute la période allant de la participation à la création de cette œuvre (qui serait toujours supérieure à la période d’observation) la totale attention du participant ainsi que l’opportunité de laisser une plus grande empreinte sur sa conscience.

J’ai toujours été intéressée par le monde de la femme, tout simplement parce qu’il est le mien. Et la cause choisie dans ce cas concerne les droits humains des femmes. Pour cette raison, l’œuvre issue de ce projet sera réalisée dans des paramètres exclusivement féminins:

• L’œuvre consiste en une tapisserie réalisée selon la technique du petit point, qui a toujours été considérée comme étant caractéristique du sexe féminin.

• Dans l’exécution de l’œuvre ne peuvent participer que des femmes. N’importe quelle femme qui aurait connaissance du projet peut demander à y participer, indépendamment de son âge, pays de résidence, métier, etc.

• La durée du projet est de 9 mois (équivalant à la période de gestation de la femme).

• L’image finale de l’œuvre est celle d’une femme dont le cœur s’est arrêté de douleur, entourée par des larmes versées pour les femmes dont les droits humains n’ont pas été respectés.

L’idée est de réussir à avoir le plus grand nombre de participantes, afin de créer une œuvre de grandes dimensions, dans l’espoir que la synergie de toutes ces femmes travaillant à la création d’une œuvre collective unique et pour une cause commune, ait comme résultat que quelque chose change pour les femmes dont les droits humains ne sont pas respectés.

 2. Plan d’action 

• Création par l’artiste de la pièce centrale (90 x 90 cm, en exécution).

En même temps, le matériel nécessaire à la création des pièces annexes (15 x 15 cm, pour l’instant 70 kits ont déjà été distribués) sera distribué. Le kit fourni à chaque participante contient le matériel suivant: une lettre de présentation du projet, un canevas de 15 x 15 cm, 3 pelotes de fil noirs/bleus, une aiguille de 18, une fiche de participation, un document de cession des droits de propriété de la pièce annexe et une enveloppe.

Chaque participante devra rendre la pièce annexe terminée et accompagnée de la fiche de participation et du document de cession dûment remplis. Les données contenues dans cette fiche seront les suivantes: prénom, métier, date et lieu de naissance de la participante. Cette information sera inclue dans un registre de femmes participantes.

• Réception des pièces annexes et couture par l’artiste à la pièce centrale au fur et à mesure de leur arrivée.

• Lorsqu’au moins 50 pièces annexes auront été reçues, il se réalisera une vidéo explicative du projet qui sera diffusée sur les réseaux sociaux, dans le but de le rendre connu à un plus grand nombre de femmes afin qu’elles puissent demander à y participer.

En ce qui concerne les nouvelles demandes de participation, la procédure suivie sera la même qu’auparavant.

• Une fois l’œuvre terminée, 9 mois après avoir reçu la première pièce annexe (la première pièce annexe terminée a été reçue le vendredi 12 avril 2013), celle-ci sera exposée avec le registre des participantes.

Je crois sincèrement que ce projet peut nous surprendre, autant d’un point de vue artistique, comme d’un point de vue humain, et qu’il vaut la peine d’être réalisé. Qui ne voudrait pas participer à la création d’une œuvre d’art, tout en contribuant à faire un monde meilleur?

Les bénéfices du projet Larmes Noires seront reversés à la Fondation Somaly Mam.